Debout les morts / Fred Vargas

Debout les morts / Fred Vargas

couverture de Debout les morts de Fred VargasLes évangélistes, Tome 1

Résumé : Un matin, la cantatrice Sophia Siméonidis découvre, dans son jardin, un arbre qu’elle ne connaît pas. Un hêtre. Qui l’a planté là ? Pourquoi ? Pierre, son mari, n’en a que faire. Mais la cantatrice, elle, s’inquiète, en perd le sommeil, finit par demander à ses voisins, trois jeunes types un peu déjantés, de creuser sous l’arbre, pour voir si… Quelques semaines plus tard, Sophia disparaît tandis qu’on découvre un cadavre calciné. Est-ce le sien ? La police enquête. Les voisins aussi. Sophia, ils l’aimaient bien. L’étrange apparition du hêtre n’en devient que plus énigmatique.

Avis : Dire que j’ai aimé ce roman est un doux euphémisme. Je l’ai adoré viscéralement, dévoré rapacement et je me suis consumée pour Debout les morts.

L’histoire, qui parait abracadrabrante (oserais-je dire comme d’habitude, avec Fred Vargas), est en fait un petit bijou d’enchainements logiques. Les liens entre tous les évènements ne seront évidemment dévoilés qu’à ceux qui lisent jusqu’au bout ce policier magique.

Cette énigme-là, en effet, est franchement ardue. Car il n’y a d’abord pas de crime… seul un arbre fait office de point de départ à une pseudo enquête… s’ensuit une manigance d’un passé trouble qui ressurgit. De plus, quand il y a (enfin ?!) disparition, il n’y a personne pour la déclarer. Encore un rebondissement anodin avec l’arrivée de la nièce et… on n’est pas plus avancé.

Les trois voisins sont truculents et l’oncle est l’archétype du flic. La nièce est perdue, le mari trompe. Les autres voisins sont à la « va comme je te pousse ». Une galerie de portrait un peu Grand Budapest Hotel, barré et chaotique, avec des valises.

Je ne vais bien sûr pas vous raconter les nombreux changements de cap de cette enquête sans véritable enquêteur. Je veux vous laisser découvrir et savourer cet excellent policier. Les tribulations du cerveau du lecteur qui vont avec sont réjouissantes. Fred Vargas réussit à nous semer, à nous planter là tout contents d’avoir compris, d’avoir trouvé la solution pour mieux démonter nos certitudes et nous perdre encore avec un crime rondement mené… et qui aurait pu être parfait si le monsieur ne s’appelait pas Stéphane et si la poussière était une denrée rare…

Définitivement, je n’en dirais donc pas plus. Et pourtant croyez-moi, après avoir lu Debout les morts, on a très, mais alors très très envie d’en discuter avec d’autres lecteurs pour confirmer que l’on s’est fait mener par le bout du nez. Et cela grâce à une écriture fine et un montage des évènements diablement réussi.

À faire se retourner dans leur tombe Sir Conan Doyle (Sherlock Holmes) ou Maurice Leblanc (Arsène Lupin), à moins qu’ils ne se mettent DEBOUT et ne crie « j’aurai dû y penser » !!!

Roman paru aux éditions J’ai lu

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