Les rêves sont faits pour ça / Cynthia Swanson

Les rêves sont faits pour ça / Cynthia Swanson

couverture de Les reves sont faits pour ca de Cynthia SwansonRésumé : Nul ne sait ce qui va arriver quand le rêve commence…
Une nuit, Kitty rêve qu’elle se réveille dans une chambre inconnue. Auprès d’elle, un homme qu’elle ne connaît absolument pas mais qui l’appelle Katharyn, et deux petits enfants qui l’appellent maman mais dont elle ne peut être la mère. Puis la scène s’estompe, Kitty ouvre les yeux et reprend sa vie de célibataire amoureuse des livres et libraire à Denver. Mais le rêve revient. De plus en plus souvent. De plus en plus puissant…

Avis : Voici un livre qui ne m’a fait qu’à demi rêver ! En effet, j’ai plongé dans la première partie de Les rêves sont faits pour ça comme dans le sommeil : avec joie, détente et même anticipation ! Comme Kitty, le personnage principal de ce livre, qui va dormir avec grand plaisir au début.

Les descriptions des années 60 sont superbes (robes, mobiliers, ville et habitudes) et d’une précision telle que vous êtes presque littéralement plongés dans cette époque. La suite aurait dû permettre au rythme de s’accélérer. Or, au contraire, à partir du chapitre 17, la nouveauté du rêve « inversé » se tarit. Cet effet est peut-être une conséquence de la 4eme de couverture qui dévoile beaucoup (trop ?) des interrogations du personnage. J’ai trouvé que dans cette deuxième partie, Cynthia Swanson aurait pu analyser le déni de Katharyn – l’alter ego de Kitty – un peu plus profondément qu’elle ne l’a fait.

Les passages d’une vie/rêve à l’autre sont pourtant toujours aussi prenants, voire entêtants. L’écriture est toujours ciselée, mais j’ai ensuite perdu le goût de connaître la suite, de disséquer les indices. Les relations de Katharyn avec les autres protagonistes, certes réduits à peu car ce sont vraiment ses sentiments, ses sensations, ses souvenirs qui sont mis en avant, sont peu poussées et même un peu trop superficielles.

De plus la vision imparfaite, voire totalement erronée de l’autisme de l’époque appellerait au moins une annexe pour présenter ce que l’on en sait de nos jours : ce n’est pas de la « faute de la mère ». Pourquoi pas, même, envisager une rébellion de Katharyn pour montrer une autre vision des choses. Enfin, deux choses me choquent : l’anorexique en couverture (Why?) et le changement de titre. Passez de « La libraire » (traduction du titre original) à ce titre à rallonge, c’est vraiment dommage !

Malgré ces reproches, Les rêves sont faits pour ça est un très bon premier roman, qui mériterait seulement un peu plus de « background » pour les autres personnages.

Roman publié aux éditions Mosaïc – Traduit par Maryline Beury

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