Burned / Karen Marie Moning

Burned / Karen Marie Moning

couverture de burned de karen marie moning aux editions j ai luLes chroniques Dani Mega O’Malley, Tome 2

Résumé : « Ce soir, j’ai peut-être vaincu l’un des pires Unseelies de tous les temps, mais le silence et la désolation qui règnent dans ce qui était autrefois le cœur de Temple Bar me donnent le cafard. Je veux retrouver mon Dublin. Je veux que cette foutue glace disparaisse.
Alors que je viens de faire halte, maussade, l’extrémité d’un objet dur et pointu se pose soudain dans mon dos.
– Lâche ton épée, Dani, dit Mac derrière moi. »

Avis : Les chroniques de MacKayla Lane est une de mes séries préférées, drôle, punchy, mystérieuse, addictive ! Avec Iced, Karen Marie Moning ouvrait un nouveau chapitre de son monde en se concentrant sur le personnage de Dani, et c’était tout aussi réussi. Malheureusement, avec ce nouveau tome l’auteure semble vouloir tenter de revenir sur ses pas. S’il est toujours agréable de retrouver toute l’équipe, et que Burned reste plaisant à lire, il est d’un niveau nettement au-dessous des précédents.

Ici, Mac est de nouveau la narratrice principale et Dani est largement laissée au second plan. Vu qu’on adore Mac, cela n’aurait pas dû poser de problème. Ça, c’est la théorie. Dans la pratique, l’une des choses qui fait la saveur de son personnage, c’est sa relation pour le moins explosive avec Barrons. Et là, c’est le flop : le feu s’est éteint, ne reste que deux personnes même pas fichues de se tutoyer ! On ne ressent pas comme avant l’intensité de leur relation.

En plus de cela, l’intrigue ne vient pas vraiment contrebalancer cet effet. L’histoire est un peu plate et les incessantes allusions à la libido des personnages alourdissent le récit. Heureusement, la deuxième partie est plus dynamique et vient relever le niveau. Les éléments commencent enfin à se mettre en place. Révélations et nouvelles questions parviennent à piquer notre intérêt. Toutefois, Burned pâtit d’un sérieux manque d’humour alors que cet aspect est justement une des marques de fabrique de la série. Même si on sourit souvent, une seule scène est réellement amusante.

Toutefois, Karen Marie Moning effectue ici un travail d’évolution sur ses héroïnes. Dani d’une manière qui ne me convainc pas spécialement, car le changement arrive de manière trop brutale et que j’aimais réellement la fraîcheur du personnage. A voir comment elle va faire avancer la situation dans les prochains tomes. Mac, quant à elle, est en pleine remise en question. Depuis que Cruce est enfermé sous l’Abbaye et qu’elle a conscience de porter en elle une copie du Sinsar Dubh, sa position est devenue instable. Non seulement elle n’est plus le plus gros poisson de Dublin, et il faut qu’elle s’acclimate à cette nouvelle composante, mais surtout elle n’a plus confiance en son propre contrôle.

Je trouve décevant que Karen Marie Moning n’ait pas mené à bien la série sur Dani qu’elle prévoyait. Certains des arcs qu’elle avait commencé à élaborer dans Iced, semblent ainsi s’être vus amputer. Le personnage de Dancer tout comme la problématique de « On assure » sont ici pratiquement inexistants par exemple. Le titre français de la série n’a par ailleurs plus lieu d’être.
La fin, comme le reste, est pâlotte comparé aux cliffhangers « de la mort qui tue » auxquels l’auteure nous avait habitué.

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