Goodbye Billy / Laurent Whale

Goodbye Billy / Laurent Whale

couverture de Goodbye Billy de Laurent Whale aux éditions FolioLes Rats de poussière, Tome 1

Quatrième de couverture : Muté au service des Archives tronquées, l’ex-agent du FBI Dick Benton se retrouve à la tête d’un groupe d’archivistes aussi hétéroclite que talentueux, les Rats de poussière. Leur terrain de jeu? La bibliothèque du Congrès et tous les secrets bien dissimulés de l’Histoire des États-Unis. Chargés d’enquêter sur l’origine de la fortune d’un candidat à l’investiture républicaine, Benton et son équipe vont découvrir la véritable histoire de la confrontation de Billy le Kid et du shérif Pat Garrett en 1881. De quoi faire vaciller la Maison-Blanche plus d’un siècle plus tard?

Avis : Dans Goodbye Billy, Laurent Whale mêle un thriller contemporain à un zeste d’incertitude historique. William H. Boney, dit Billy le Kid, ne serait pas mort lors de ce fameux face à face avec le nom moins célèbre Pat Garrett. Aujourd’hui, le passé revient hanter un sénateur américain, alors que la Maison-Blanche commande aux archivistes de la bibliothèque du Congrès une enquête sur cet homme en passe d’entrer dans la course à la présidence.

Si j’ai beaucoup aimé cette idée, je ressors beaucoup plus mitigée par le résultat. Les passages se situant à la fin du 19e siècle, où l’on suit la « véritable » histoire de Billy le kid, m’ont vraiment beaucoup plu. L’ambiance western y est très bien rendue : saloon, règlements de comptes, étendues arides… Cette partie était des plus intéressantes et réussies. Elle apporte profondeur, fluidité et dynamisme au récit.

Malheureusement, l’histoire contemporaine m’a beaucoup moins convaincue. Le début était pourtant prometteur, mais je n’ai pas été accrochée par la multitude des rebondissements qui a fini par plus m’ennuyer qu’autre chose. Et une des raisons qui, je pense, m’a détachée du récit c’est le peu d’intérêt que je portais aux personnages. Ils manquaient trop de caractérisation et je n’ai pas réussie à m’y attacher. Par exemple, à aucun moment on ne sait pourquoi Benton, l’un des personnages principaux, a été mis au placard du FBI, et pourquoi ces anciens collègues lui vouent une haine aussi féroce. Même si l’on comprend qu’il y a un rapport avec une femme, c’est bien trop vague, surtout pour un roman de 648 pages.

Par ailleurs, des lourdeurs dans l’écriture m’ont parfois gênée. J’ai ressenti un certain manque de naturel. Une scène m’a même beaucoup dérangée, celle de la diversion à moto. Elle m’a parue non seulement too much, mais de mauvais goût et pas crédible pour un sou.

En filigrane, une troisième intrigue se joue, touchant l’un des membres des rats de poussière. Bien que divertissante, celle-ci n’apporte rien au récit, et l’on en devine même aisément certains pans.

Goodbye Billy est aussi rempli de clins d’œil et de références, ce que personnellement j’apprécie toujours beaucoup. Ce point, associé à la reconstitution historique, sont pour moi les atouts majeurs de Goodbye Billy.

Roman publié aux éditions Gallimard (Folio policier)

Lire les avis de : Dup, Blackwolf, Lune

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