Une fille parfaite / Mary Kubica

Une fille parfaite / Mary Kubica

Couverture d'Une fille parfaite de Mary Kubica aux éditions MosaicQuatrième de couverture : « Je la suis depuis plusieurs jours. Je sais où elle fait ses courses, où elle travaille. Je ne connais pas la couleur de ses yeux ni comment est son regard quand elle a peur. Mais je le saurai bientôt. »
Incapable de dire non au séduisant et énigmatique inconnu qu’elle vient de rencontrer dans un bar, Mia Dennett accepte de le suivre jusqu’à chez lui. Sans savoir qu’elle vient de commettre une grave erreur. Et que rien, jamais, ne sera plus comme avant.

Avis : Une fille parfaite est un roman très différent de celui que je m’attendais à trouver, mais ce fut une très bonne surprise ! Là où j’imaginais une histoire très noire, induite par le résumé, je me suis retrouvée face un récit tout en finesse. Le livre étant édité par un label des éditions Harlequin, je craignais également un peu une romance prégnante sur l’intrigue. Mais ce n’est pas du tout le cas, au contraire, Mary Kubica nous offre ici une très belle histoire, poignante, qui vous fera monter les larmes aux yeux.

Mia aurait voulu être une fille parfaite. Pourtant, déçue par une famille où tout n’est qu’apparence, gangrénée par les dictats d’un père issu de la haute bourgeoisie, elle s’est éloignée des siens pour suivre sa passion pour le dessin en l’enseignant à des enfants défavorisés. Son kidnapping va faire éclater une bulle déjà bien fragile, révélant les failles d’un père imbu de son prestige, les manquements d’une mère aimante, mais faible. Mais il permettra également aux protagonistes de trouver des forces qu’eux-mêmes ne pensaient pas avoir.

La lenteur du récit est ici un atout, une force qui permet de développer une atmosphère profonde et éthérée. L’aspect psychologique est primordial. Mary Kubica aborde les thèmes de la solitude, la culpabilité, l’abnégation, le pardon, l’amour, avec subtilité et justesse. Les relations entre les personnages sont très travaillées et mises en avant.

Construction et narration servent parfaitement l’intrigue, distillant attente et appréhension. Ainsi, le récit se sépare en deux temps, « précédemment » et « après ». Pour nous les conter, trois narrateurs s’alternent. Eve, la mère de Mia, dans des passages tout en émotion, à vif dans le cœur d’une mère. Colin, le kidnappeur, est pris dans des sentiments plus conflictuels. Enfin, Gabe l’inspecteur chargé de l’enquête est plus prosaïque. Il a le recul nécessaire pour voir au-delà des apparences. Au cœur de leurs pensées : Mia. C’est par leurs yeux que nous apprenons à la connaître, que nous devinons ses espoirs et ses fêlures…

La lumière peut-elle naître des ténèbres ?

Roman publié aux éditions Moisaïc – Traduit par Carole Benton

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