Peaky Blinders – Saison 1

Peaky Blinders – Saison 1

affiche de la serie peaky blinders

Synopsis : En 1919, à Birmingham, soldats, révolutionnaires politiques et criminels combattent pour se faire une place dans le paysage industriel de l’après-guerre. Le Parlement s’attend à une violente révolte, et Winston Churchill mobilise des forces spéciales pour contenir les menaces. La famille Shelby compte parmi les membres les plus redoutables. Surnommés les « Peaky Blinders » par rapport à leur utilisation de lames de rasoir cachées dans leurs casquettes, ils tirent principalement leur argent de paris et de vol. Tommy Shelby, le plus dangereux de tous, va devoir faire face à l’arrivée de Campbell, un impitoyable chef de la police qui a pour mission de nettoyer la ville. Ne doit-il pas se méfier tout autant de la ravissante Grace Burgess ? Fraîchement installée dans le voisinage, celle-ci semble cacher un mystérieux passé et un dangereux secret.
Créée par Steven Knight (2013)
Avec Cillian Murphy, Noah Taylor, Sam Neill
Série en production – Officiellement renouvelée pour une saison 3
Série Britannique – Genre : Drame, Historique, Policier – Format : 6×52’

Avis : Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un tel coup de cœur pour une série ! Mais les aventures des Peaky Blinders, un gang de Birmingham des années 20 ayant réellement existé, a su me captiver dès les premiers épisodes.

À la tête des Peaky Blinders, la famille Shelby, commandée par la main de fer du cadet de la fratrie, Tommy. Ne le nions pas, ce personnage charismatique n’est pas étranger à mon engouement pour cette série ! Mais Cillian Murphy, qui interprète le rôle, le mérite amplement : son jeu d’acteur est impressionnant, capable d’une dureté sur laquelle on n’aurait pas parié au vue de la finesse de ses traits. Il incarne un personnage acéré et profond, marqué par les horreurs de la guerre mais bien décidé à élever sa famille sur la plus haute marche du milieu mafieux de Birmingham ! J’ai bien envie de vous dire qu’il crève l’écran, mais je crains que vous vous mettiez à douter de mon objectivité ^^ Rassurez-vous, les autres acteurs n’ont rien à lui envier (enfin pas trop), leurs interprétations sont à tous impeccables.

Mais les protagonistes ne sont pas le seul atout de cette série historique à la reconstitution maitrisée. Cette Angleterre d’après guerre est sale, pauvre, fragilisée par des guerres intestines (montée de l’IRA et du communisme). Le récent conflit a laissé ses traces en chacun. Tous, veulent défendre leur place au soleil et leurs idéaux. Une peinture sociale servie par une intrigue riche et passionnante de bout en bout, entre guerres de territoire, trafics en tous genres, secrets et un (très léger) souffle de romance.

Elle est en plus dotée d’une photographie de haute qualité. C’est quelque chose que, avouons-le, je ne remarque que rarement. Pourtant, comment ne pas être ici soufflée par le soin apporté aux jeux de lumières, d’ombres et de couleurs ? En plus de tout le reste, c’est un plaisir visuel.

Enfin, comment ne pas évoquer la bande son moderne et rock’n’roll, dont l’excellent Red Right Hand de Nick Cave & The Bad Seeds se fait l’écho dès le générique. Bien qu’inattendu, ce choix décalé se marrie très bien avec l’ensemble, lui ajoutant du dynamisme et accentuant le côté théâtral du show.

Ces Peaky Blinders n’ont pas besoin d’attendre la fin des 6 petits épisodes qui constituent sa première saison pour prouver sa qualité. À voir absolument !

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