L’échiquier des Dieux / Richelle Mead

L’échiquier des Dieux / Richelle Mead

L’ère des miracles, Tome 1 

Quatrième de couverture : Combattante invincible à la beauté surnaturelle et entièrement dévouée à la République, Mae Koskinen a pourtant commis une grave erreur. Prête à tout pour racheter sa faute, elle accepte de servir de garde du corps à l’arrogant Justin March : enquêteur de génie exilé depuis des années et rappelé afin d’élucider une série de meurtres rituels. Alors que leur enquête progresse, ils comprennent que leurs découvertes les exposent à un terrible danger… et que leurs destins sont liés. Car dans l’ombre, de mystérieux ennemis se regroupent, prêts à reprendre le contrôle de ce monde dans lequel les humains ne sont que des pions sur un échiquier.

Avis : Je suis déçue !! Je ne fais pourtant pas partie des inconditionnelles de l’auteure, puisque bien que je connaisse ses séries les plus prisées (Succubus et Cygne noir), je n’ai jamais eu envie d’en dépasser le tome 1. Mais j’avais été attiré par le résumé d’origine de celle-ci et les nombreux avis de fans déçus, ne retrouvant pas son style habituel, me faisaient espérer que cela aurait donc des chances de me plaire à moi. Hélas, malgré un début prometteur, je me suis peu à peu lassée de cette histoire.

Ce roman a en effet un gros défaut, qui ne dérangera pas certains, mais qui est pour moi majeur : l’enquête tient sur une feuille de papier à cigarettes. Et j’exagère à peine. Il y avait pourtant tous les éléments pour une histoire dense, complexe et pleine de rebondissements, avec manipulations génétiques et culte satanique exceptionnellement actif et pervers au programme. Mais ces éléments sont clairement sous exploités et, au vue de l’épaisseur du livre (687 pages quand même), je me sens particulièrement flouée de celle de l’intrigue.

C’est d’autant plus dommage que le monde mis en place par Richelle Mead est réellement intéressant et travaillé. C’est la grande réussite de ce roman. L’auteure nous entraîne dans un univers futuriste qui prône l’unité et la foi en la nation et en l’Église de l’Humanité, plutôt qu’en celle d’obscurs Dieux. Suite à un virus qui a décimé une partie de la population, la face géopolitique du monde a été remodelée et des mandats instaurés pour imposer le brassage génétique et préserver ainsi la population des effets dévastateurs de la maladie. Cependant, les Dieux semblent aujourd’hui avoir décidé qu’ils en avaient assez de se faire oublier, et l’auteure a de toute évidence affuté ses connaissances sur le panthéon gréco-romain.

En ce qui concerne les deux héros, ils n’ont pas su me toucher. Justin March est un serviteur (fonctionnaire enquêtant sur les sectes) qui se plaît à plonger dans tous les excès (drogues, femmes) et Mae, une super soldate bénéficiant de l’appui de la technologie. Ces deux-là sont bien sûr voués à être ensemble et l’auteur passe énormément – trop – de temps à les développer. Il y a par exemple de longs passages consacrés à l’ancien amant de Mae, qui m’ont paru complètement inintéressants.

Seul le personnage de Tessa, jeune provinciale que Justin prend sous son aile, m’a vraiment plue. J’ai apprécié que l’auteure lui dédie quelques chapitres, même si, en l’état, elle n’apporte rien à l’intrigue hormis sa fraîcheur. Je suppose donc que l’auteure a pour projet de développer son rôle dans les futurs tomes puisqu’elle prend cette peine.

Moi qui attendais un thriller mâtiné de fantastique je suis donc très déçue, et je ne suis vraiment pas tentée de lire la suite.

Roman publié aux éditions Milady – Traduit par Lionel Évrard 

http://www.lespipelettesenparlent.com/?p=311

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