Le casse du continuum / Léo Henry

Le casse du continuum / Léo Henry

Quatrième de couverture : Ils sont sept. Les meilleurs dans leur domaine respectif : maniement d’explosifs, charisme, assassinat, braquage, séduction… Ils n’ont, a priori, rien en commun mais vont devoir mettre de côté leurs rivalités et s’associer pour une mission secrète insolite. En cas de succès, ils pourraient devenir les sauveurs de l’humanité tout entière. En cas d’échec : la mort ou pire encore. L’enjeu ? Réussir le casse du continuum.

Avis : Ce court roman se lit très facilement, presque d’une traite. Il se divise en 3 parties : l’équipe, le briefing et le casse. L’introduction des personnages est tout à fait réussie et nous entraine dans une histoire alambiquée et un brin surréaliste.

L’auteur commence donc par nous présenter sa fine équipe en pleine action, chacun entrain de s’adonner à ce qui fait sa spécialité. Il leur consacre un chapitre à chacun afin de nous permettre de mieux les apprécier. Vostok 17-1456 est la mercenaire du groupe, une tueuse professionnelle et implacable. Kaboom, comme son nom le laisse deviner, est la spécialiste en explosif. Brescia et Octave sont des as de l’infiltration et du perçage de coffre. Marymay est une joueuse redoutable, dont le super cerveau lui permet de calculer toutes les variables. Tabitha, elle, est une séductrice. Les phéromones qui se dégagent de son corps ont le pouvoir d’envouter aussi bien les hommes que les femmes. Le Rétrominot, enfin, connait l’avenir. Ou pas. Trois femmes, deux hommes et deux enfants reliés par un point commun : l’absence de tout scrupule.

Notre drôle de bande se réunit ensuite sur Punta#99, une petite planète au bout du monde, pour préparer un casse impossible : 9 heures pour infiltrer les rêves du Noun, sans se faire repérer par ses gardes, l’opérer et revenir, entier si possible. Le Noun est un super ordinateur qui dirige toute la galaxie. Il sait et voit tout. Il maintient la cohésion. Son empire s’étend de telle manière qu’il tient désormais du divin pour certains.

Le casse sent l’embrouille à plein nez, mais on ne sait pas trop d’où va venir l’entourloupe, ce qui fait que, comme les protagonistes, nous sommes toujours sur nos gardes. Le temps s’écoule différemment dans les méandres du Noun, et les choses n’y sont pas ce qu’elles paraissent. Illusions et métamorphoses se disputent. La plupart des membres du groupe ne se connaissent pas et ne se font donc pas confiance. Certains ont des raisons personnelles de se joindre à ce coup et le cachent activement. Cela rend une équipée très approximative et la fin m’a laissé assez perplexe.

Roman publié aux éditions Folio (SF)

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