Dreadnought / Cherie Priest

Dreadnought / Cherie Priest

couverture de dreadnought de cherie priest aux editions eclipse
Le siècle mécanique, Tome 3

Résumé : Mercy Lynch est infirmière à Richmond. Elle doit se rendre en urgence à Seattle afin de faire ses adieux à son père mourant. Elle prend un dirigeable pour le Mississippi et arrive à St Louis où l’attend un train tiré par une terrifiante machine à vapeur de l’Union : le Dreadnought. Tout se déroule normalement jusqu’à ce que des pirates investissent le train, qui est ensuite attaqué par des rebelles confédérés. Mais pourquoi tant de gens s’intéressent-ils à ce train ? Serait-ce à cause du mystérieux chargement du second wagon ? Pour arriver à destination et descendre en vie du Dreadnought, Mercy devra survivre aux intrigues de l’Union et des Confédérés…

Avis : Le siècle mécanique faisait partie de ses sagas trop tôt arrêtées suite à la fermeture des éditions Éclipse. On peut donc remercier Panini Books pour le rachat de leur catalogue, car Cherie Priest propose ici une série de steampunk originale et divertissante. Chacun des tomes peut se lire de manière indépendante car les liens entre eux sont ténus. Ce qui les relie avant tout c’est un univers, un univers de vapeur et de développements technologiques au milieu d’une guerre de Sécession qui dure depuis 20 ans. Chaque volume présente de nouveaux personnages et nous entraine dans des aventures inédites.

Dans Clémentine (le tome 2), l’un des personnages de Boneshaker (volume 1 de la saga) était passé du statut de rôle secondaire à celui de principal. Dans Dreadnought, c’est un lien familial qui unit ce tome au premier. L’héroïne, Vinita Lynch, dites Mercy, est la fille de Jeremiah Swackhammer, rencontré dans Boneshaker. Malheureusement, j’ai lu celui-ci il y a 2 ans, et si j’ai reconnu le nom, je n’ai pas réussi à me remettre en mémoire le personnage et son histoire.

Infirmière confédérée, Mercy doit parcourir la moitié des États-Unis pour retrouver son père mourant et cela, dans un territoire en bonne partie nordiste. Son voyage, bien que déjà difficile, devient épique lorsqu’elle monte à bord du train attaché au Dreadnought, locomotive terrifiante affrétée par l’Union. Ses compétences médicales lui seront bien utiles pour survivre à cette traversée, que ce soit pour du troc (contre de la nourriture ou un endroit où dormir) ou tout simplement pour soigner ses compagnons de voyage qui auront grandement besoin de ses services.

Le contexte historique, et notamment la situation de guerre entre l’Union et les Confédérés, est plus développé que dans les précédents tomes. Une guerre dont les frontières ne sont pas toujours aussi évidentes qu’elles le paraissent et dont les citoyens ne peuvent parfois s’empêcher de créer des liens avec leurs voisins… même quand leur gouvernement leur dit qu’ils doivent être ennemis. Mais c’est également une époque où les mentalités pouvaient encore être étriquées et où il n’était pas bien vu pour une femme de voyager seule. Mercy devra affronter bien des regards méprisants et des reproches et sera sans cesse obligée de justifier sa situation.

Les protagonistes sont encore une fois hauts en couleurs. Ils sont de tous bords et de toutes nationalités, simples voyageurs, soldats, scientifiques… Les femmes, bien qu’en faible nombre, se distinguent particulièrement par leur force de caractère.

L’intrigue n’est pas très poussée, mais le récit n’en n’est pas moins prenant et dynamique. Nous retrouvons dans ce tome les zombies, et ils sont vus ici d’une manière complètement différente, ce qui les rend d’autant plus intéressants. Je suis cependant un peu frustrée par la fin, car je trouve que ce tome manque d’une « vraie » conclusion (mais peut-être ai-je eu mes réponses dans Boneshaker).

Roman publié aux éditions Panini Books (Eclipse) – Traduit par Claude Esmein 

http://www.lespipelettesenparlent.com/?p=311

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