Maîtres du jeu / Karine Giébel

Maîtres du jeu / Karine Giébel

Quatrième de couverture : Il y a des crimes parfaits.
Il y a des meurtres gratuits.
Folie sanguinaire ou machination diabolique, la peur est la même. Elle est là, partout : elle s’insinue, elle vous étouffe… pour lui, c’est un nectar. Pour vous, une attente insoutenable. D’où viendra le coup fatal ? De l’ami ? De l’amant ? De cet inconnu à l’air inoffensif ? D’outre-tombe peut-être …

Avis : Ce recueil contient deux nouvelles : Post mortem et J’aime votre peur. Et ce que l’on peut dire, c’est que Karine Giébel excelle aussi bien dans cet exercice que dans les romans. En quelques pages, elle arrive à créer tension et horreur. Elle tisse une intrigue sanglante ou les personnages sont le jouet de leurs émotions. Des personnages torturés qui sont encore une fois au centre de ses histoires.

Dans Post-Mortem, une icône du cinéma hérite d’un mystérieux admirateur une maison isolée de l’Ardèche. Lorsque Morgane, notre héroïne, va prendre connaissance des lieux avec son mari, nous découvrons les mailles du piège implacable qui s’est refermé sur elle. La vengeance et la haine sont des moteurs puissants et la star va l’appendre alors même que le lecteur comprend que cette femme si charitable, qui s’investit dans des associations, a bien de sombres secrets à cacher. Je regrette d’ailleurs que nous ne finissions pas par tous les connaître. De multiples rebondissements émaillent cette histoire et la chute est vraiment réussie.

Le texte J’aime votre peur est très différent, puisqu’il se concentre sur une course contre la montre pour arrêter un dangereux sociopathe qui vient de s’échapper de l’asile. Celui-ci a pris en otage un groupe d’enfants handicapés et leurs accompagnateurs. Sauf qu’au début, ils ne le savent pas, Maxime Hénot se faisant passer pour l’un des dits accompagnateurs. Et les voilà tous partis pour une belle balade dans le Vercors… Toute la réussite de cette histoire se trouve dans l’ignorance que l’on a de l’identité prise par le tueur. L’auteur joue avec les indices : est-ce le moniteur de sport ou le chauffeur de car ? Ma seule déception ici, concerne la chute. Elle est très bien, mais malheureusement je m’y attendais.

Deux nouvelles réussies donc, parfaites pour se distraire en quelques pages et servies par l’écriture acérée de Karine Giébel.

« D’abord, c’est la culpabilité qui s’insinuera en toi, doucement. Pour te dévorer de l’intérieur, lentement. Et puis viendra enfin le châtiment. Mon châtiment… »

Nouvelles publiées aux édition Pocket. 

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