Descente en enfer / Preston & Child

Descente en enfer / Preston & Child

Une enquête de l’inspecteur Pendergast, 12

Quatrième de couverture : Rien ne peut arrêter un homme qui n’a plus rien à perdre. Surtout s’il se nomme Pendergast !
Au moment où l’inspecteur Aloysius Pendergast, du FBI, est sur le point de retrouver sa femme, Hélène, elle est kidnappée sous ses yeux dans Central Park.
Décidé à la retrouver coûte que coûte, Pendergast se lance alors, jusqu’au Mexique, à la poursuite des ravisseurs. Mais la situation lui échappe. Commence alors un cauchemar éveillé, dont il sort peu à peu en enquêtant sur une série de crimes.
Celui qui les a commis – Pendergast en est persuadé – lui adresse un message codé. À lui de le décrypter pour percer à jour la mystérieuse organisation responsable de la disparition d’Hélène…

Avis : Abracadabrant ! Voici ce qui peut résumer, selon moi, cette intrigue. Facilités et rebondissements ahurissants ponctuent l’histoire. Ne cherchez point ici de récit crédible et posé. En revanche, les fans auront droits à de nombreuses réponses sur les différentes intrigues développées par les auteurs.

Dans Vengeance à froid, le précédent opus, et premier tome que je lisais de la franchise, j’avais eu beaucoup de mal avec le héros, l’inspecteur Pendergast. Cela ne s’arrange malheureusement pas ici. Pompeux et arrogant, c’est un personnage que je trouve assez antipathique, et je n’arrive pas du tout à compatir à ses malheurs.

Au vue de la quatrième de couverture, j’escomptais cette fois une « vraie » enquête, que j’espérais tout de même assez distincte des histoires personnelles du héros. J’en attendais beaucoup et notamment qu’elle me permettrait de comprendre pourquoi cette série est si célèbre et reconnue. Hélas, ce fut un vœu pieux. Très rapidement, l’enquête est à nouveau étroitement liée à Pendergast et à sa quête concernant sa femme Hélène et Der Bund. Dans cette histoire, tout semble toujours se ramener à lui. C’est à croire que ce n’est plus autour du soleil que tourne la Terre, mais d’Aloysius Pendergast !

L’intrigue devient alors grandiloquente, mais pas dans le bon sens. C’est quelque chose qu’on peut se permettre dans un univers fantastique ou dans un roman où l’auteur joue sciemment avec les codes. Ce n’est pas le cas ici, l’univers se veut réaliste. Il touche même à des sujets graves, comme le nazisme et les expériences d’eugénisme. J’aurais donc apprécié plus de sobriété.

Dans ce tome, nous retrouvons également Constance, la pupille de Pendergast qui se prétend âgée de 150 ans, ainsi que la jeune Corrie Swanson, étudiante en criminologie. Là aussi, j’ai trouvé les rebondissements assez aberrants. L’intrigue autour de Corrie, personnage qui avait relevé mon intérêt dans Vengeance à froid, aurait cependant pu rehausser le niveau, si je n’avais pas deviné le coupable qu’elle recherche à la seconde où il en est fait mention pour la première fois.

Après avoir été plus que mitigée concernant Vengeance à froid, cette suite achève de me convaincre que cette saga n’est décidément pas faite pour moi !

Roman publié aux éditions l’Archipel – Traduit par Sebastian Danchin 

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