Ancestral / Cassandra O’Donnell

Ancestral / Cassandra O’Donnell

couverture de Ancestral de Cassandra O'DonnellRebecca Kean, Tome 4

Quatrième de couverture : « Histoire de bien commencer la saison, le Mortefilis a décidé d’envahir la Nouvelle Angleterre. Ça tombe bien, avec la disparition de Raphael, repousser une armée de redoutables vampires était tout ce dont j’avais besoin… Malgré mon inquiétude et une situation plus que critique, je me dois d’organiser la défense de notre territoire. Et croyez-moi, il va falloir la jouer serré ! »

Avis de Zina : C’est toujours avec plaisir que je retrouve Rebecca. Chacune de ses aventures sont drôles, vitaminées et distrayantes. Pourtant, je dois avouer que ce n’était pas gagné avec cet opus. Le tome 3 nous avait laissé sur un cliffhanger qui promettait d’être des plus passionnants. Hélas, le développement qui lui est accordé s’est révélé être assez plat. Heureusement, une fois que l’enquête commence, j’ai retrouvé les qualités qui me plaisent dans cette série.

L’histoire reprend directement où c’était arrêté la précédente. Elle démarre donc avec l’attaque du Mortefilis contre la maison de Raphaël, dont il a nommée Rebecca gardienne avant de partir. Cette grande bataille, qui aurait dû être épique, et qu’on nous présente même comme une guerre, m’a semblé plutôt légère. À la fin, on nous parle du sang, du nombre de morts, mais ce n’est pas quelque chose que j’ai ressenti. Cela est sans doute dû au fait que Cassandra O’Donnell se concentre sur son héroïne et les 2 ou 3 protagonistes qui l’entourent pendant la bataille, en oubliant tous les autres. Ce qui fait qu’on ne sent pas la tension, la force et la peur inhérente à ce genre de combat d’envergure. Si Rebecca ne s’était pas sentie obligée de faire la maline toutes les 5 minutes, avec ses répliques caustiques, je me serais presque ennuyée. Néanmoins, cela contribue également au fait que j’ai trouvé cette scène un peu surjouée.

Pour moi, ce tome a vraiment commencé avec la nouvelle enquête que doit mener Rebecca. Cassandra O’Donnell continue d’explorer les différentes espèces surnaturelles. C’est ici le tour des muteurs. Une famille de métamorphes, nouvellement arrivée sur le territoire du Vermont et au passé mystérieux, a été tué et une enfant a disparu. Aligarh, en tant qu’alpha se sent très concerné par cette histoire et travaillera en étroite collaboration avec Rebecca. L’enquête est bien menée et permet d’en apprendre plus sur la mythologie du clan. Malheureusement, un énorme indice se cache sur la couverture et il est par conséquent assez facile de deviner le fin mot de l’histoire. Je n’en dirai pas plus pour ceux qui n’y auraient pas prêté attention !

Nous retrouvons également l’entourage de Rebecca. Beth, l’amie dévouée, Baetan qui se met à la couver comme une mère son petit, Bruce, le fidèle compagnon… Cependant, même si, Dieu merci, elle ne couche pas avec tout ce qui bouge comme une certaine Anita Blake, cela commence à devenir agaçant tous ces hommes avec qui elle se « complète ». Point trop n’en faut pour satisfaire la lectrice que je suis ! Raphaël reste tout de même le centre de ses préoccupations et je dois dire que j’ai bien aimé l’évolution de cette relation. C’était inattendu, mais pas dénué d’intérêt.

Le personnage de Léonora, qui est voué à avoir sa propre série, prend ici de l’ampleur. Elle est plus présente, et les problématiques qui entourent sa nature sont développées et promettent une série aussi accrocheuse que son ainée.

Confier la sécurité d’un clan de vampires à une sorcière de guerre était comme… je ne sais pas moi… introduire un requin dans un banc de thons, un crotale dans un nid de souriceaux ou Berlusconi dans une école pour jeunes filles.

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Avis d’Ella : Voilà un tome à l’image des précédents : rythmé, prenant et efficace. Toutefois, certains points m’ont gênée, tel que la grande bataille présente au début du livre. Elle avait à peine débuté qu’elle était déjà terminée. Tout va trop vite et tout est trop facilement bouclé. C’est également le cas, à la fin du tome. L’enquête de Rebecca se finit trop brutalement à mon goût. Cela semble écourté et du coup, le résultat est assez décevant. On finit par penser, « tout ça, pour ça ? ». Je m’attendais à mieux, et notamment que l’issue de l’intrigue prenne plus d’ampleur et non qu’elle soit bouclée en deux temps trois mouvements.

Malgré ces défauts, le reste du roman est écrit de manière à nous tenir en haleine du début à la fin. L’auteur multiplie les intrigues et y plonge allégrement son héroïne. Néanmoins, les retournements de situations dans sa vie amoureuse sont un peu faciles et surtout, très prévisibles. Ils ne semblent être là, que pour mieux attirer les hommes autour d’elle, sans pour autant que nous connaissions les motivations réelles de ces derniers.

Dans ce tome, les potionneuses sont pratiquement absentes. Au contraire, Baetan est omniprésent. Sa présence s’explique incontestablement, en raison des origines de Rebecca. Par Léo, nous faisons enfin la connaissance des chamans. Cependant, ce clan, ainsi que leurs pouvoirs, ne sont encore qu’effleurés. L’auteur se réserve sans doute pour la suite. C’est le clan des métamorphes qui est mis, ici, en avant, et nous en apprenons un peu plus sur eux et particulièrement sur leur leadeur.

Ce roman, même si tout y est trop facile et prévisible, est plein d’humour, de peps et de légèreté. Il se dévore et la fin percutante relance notre intérêt à point nommé. Toutefois, j’espère que le prochain tome sera un peu plus construit et donnera moins la sensation d’être bâclé. J’ai le sentiment que la légèreté du ton semble déteindre petit à petit sur la qualité du fond. Je ne peux qu’espérer me tromper et attendre mieux pour la suite de cette série.

Roman édité par J’ai lu

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