Tokyo underground / Marazano, Kerfriden

Tokyo underground / Marazano, Kerfriden

Otaku Blue, Tome 1

Résumé de l’éditeur : Asami, étudiante en sociologie, a pour sujet de recherche les otaku, ces fans collectionneurs monomaniaques. Elle doit les faire parler de leur passion, les  » décortiquer « . Au cours de son travail, Asami rencontre par Internet un otaku très particulier qui va la passionner. Il semble réunir tous les traits qu’elle a pu observer de façon isolée chez les autres sujets ; une sorte d’otaku ultime. Ce collectionneur très spécial va entraîner notre héroïne dans une histoire sombre et terriblement éprouvante.

Avis : J’ai été tentée de lire cette BD, parce que j’aime beaucoup le travail de Marazano dans le Complexe du Chimpanzé et dans Le Protocole Pélican. Le sujet abordé m’a également interpellé. J’étais donc pleine d’attentes lorsque j’ai débuté ma lecture.

Malheureusement, j’ai rapidement déchanté en tournant les pages de ce volume. Premièrement, parce que je me suis ennuyée. Le rythme est lent, et l’histoire terne est tout sauf palpitante, alors que je pensais avoir affaire à un thriller. Deuxièmement, parce que l’ambiance qui se dégage de cette BD est assez malsaine. En cela, les auteurs ont parfaitement réussi leur travail. Sous-jacent au récit, on voit se dessiner petit à petit le mal être et la descente aux enfers de l’héroïne. Tout transparaît : sa tristesse, sa dépression… Mais tout ce pessimisme et ce spleen deviennent vite lassants. Même les jeunes japonaises délurées, ces otaku qui aiment se déguiser, n’arrivent pas à rendre cette BD plus joyeuse et attractive.

Du côté du scénario, je n’ai pas été non plus été très emballée. Marazano lance de nombreuses pistes afin de nous perdre et mieux nous induire en erreur sur l’identité du meurtrier. Mais, tout cela est mal ficelé et trop prévisible, car dès le début, on devine les intentions des auteurs. C’est d’ailleurs assez décevant.

Enfin, je n’ai pas trouvé le sujet des plus intéressants, surtout que l’histoire est assez mal amenée. Les dessins, eux non plus, n’ont pas réussi à me séduire outre mesure. Je suis vraiment déçue par cette BD, de laquelle j’attendais beaucoup mieux. Mais peut-être est-cela le problème, trop d’attentes.

BD éditée par les éditions Dargaud.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *