Never sky / Veronica Rossi

Never sky / Veronica Rossi

couverture de Never sky de Veronica RossiNever sky, Tome 1

Quatrième de couverture : Aria, 17 ans, a grandi dans une immense Capsule. Comme tous les Sédentaires, elle passe ses journées dans des mondes virtuels, à l’abri du danger. Mais un jour, accusée d’un crime qu’elle n’a pas commis. Aria est bannie, abandonnée en pleine nature ravagée par les tempêtes d’Éther. Sa seule chance de survie apparaît alors sous les traits de Perry, un chasseur aux cheveux hirsutes et à la peau tatouée. Malgré la terreur qu’il lui inspire, Aria n’a d’autre choix que de lui proposer un marché… qui va bouleverser leur vie à jamais.

Merci à Jean-Noël Chatain pour cette lecture

Avis : J’ai un avis mitigé sur ce premier tome. L’auteure nous présente une histoire intéressante, avec de bonnes idées, cependant, il a manqué quelque chose pour vraiment m’accrocher. Les personnages sont sympathiques, mais pas réellement attachants. L’histoire est distrayante, mais la fin m’a ennuyée. Les rebondissements sont nombreux, mais tout m’a paru trop facile… etc…

J’ai aimé le monde créé par Veronica Rossi, cette séparation entre les « Sédentaires » et les « Étrangers », et la rencontre de ces 2 univers à travers Aria et Perry. Voir leurs différences et finalement, leurs ressemblances. J’aurais néanmoins apprécié de savoir comment on en était arrivé là. Qu’est-ce que l’Unification ? Pourquoi la population a-t-elle été séparée en 2 camps si distincts ? Que s’est-il passé pour que certains appartiennent à l’un et les autres, non ?

Le personnage le plus intéressant selon moi est celui d’Aria, parce que c’est celui qui évolue le plus. Jusqu’à son expulsion de la Capsule où elle vivait, Aria n’avait jamais eu à vivre dans la réalité. Elle ne sait qu’en faire. Son expérience de la vie se limite aux Domaines et à leurs vies virtuelles où la peur et la douleur n’existent pas. Son entrée dans le vrai monde, va être une étape cruciale pour elle. Elle n’aura d’autres choix que de s’adapter pour survivre ou mourir. Malheureusement, j’ai trouvé que certaines des évolutions qu’elle subit étaient de trop. Des « comme par hasard » qui, d’une part, étaient téléphonés et d’autre part, portaient préjudice à un personnage qui se distinguait suffisamment sans cela.

Quant au second héros, Perry, il m’a paru de premier abord assez peu sympathique. Entre son frère Vale et lui, j’ai vraiment eu l’impression de me retrouver face à Caïn et Abel, avec Perry dans le rôle du frère jaloux. Ils ont tous les 2 des positions opposées sur l’avenir de leur clan et chacun est sûr d’avoir raison et en veut à l’autre de ne pas l’écouter. C’est pire pour Perry, car il n’a pas l’autorité de son frère qui est chef de leur clan. Seulement, il n’a rien d’autre à avancer comme argument que sa certitude d’avoir raison. Perry veut partir, Vale pense qu’il vaut mieux un ennemi qu’on connait à celui dont on ignore tout. Les 2 points de vue se défendent, mais ce qui rend Perry agaçant, c’est la force avec laquelle il veut le pouvoir.

Never sky a un bon rythme. Les moments de calme et de découverte alternent avec les moments d’action. Le problème, c’est que le tout manque de tension et d’émotion. On n’est jamais inquiet pour les personnages. Je ne me suis pas sentie touchée par leurs épreuves. De plus, certains rebondissements du début tombent à plat, parce que les héros ne les remettent pas en cause. Cela donne un sentiment d’illogisme, de gratuité pour faire avancer l’histoire alors qu’ils ont une vraie raison d’être, qu’on ne découvre qu’à la fin. C’est dommage, car cela aurait pu donner du peps à l’intrigue, un mystère qui aurait tenu le lecteur en haleine.

Malgré ces défauts, j’ai passé, pendant la majorité du livre, un agréable moment, divertissant et sans prise de tête. Malheureusement, j’ai commencé à m’ennuyer au moment où la romance entre les héros s’est installée. Ce qui est très bizarre, car je reconnais qu’elle ne prend pas le pas sur l’intrigue. Pourtant, l’histoire qui jusque-là m’avait plutôt plu, m’a parue moins intéressante alors que l’action s’accélère et que c’est les révélations sont nombreuses. Je ne sais pas pourquoi, mais cette fin ne m’a pas convaincue.

Roman traduit par Jean-Noël Chatain – Édité par Nathan

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