Le combat ordinaire / Manu Larcenet

Le combat ordinaire / Manu Larcenet

Le combat ordinaire, Tome 1

Résumé de l’éditeur : Marco a quitté Vélizy pour la campagne. Il a quitté son psy parce qu’il trouve qu’il va mieux. Il a quitté son boulot de reporter parce qu’il en a marre de photographier “des cadavres exotiques ou des gens en passe de le devenir”. À part ça, tout va bien. Il a un frère complice (rigolades et gros pétards) qui l’appelle Georges et réciproquement, à cause de John Malkovich qui disait dans Des souris et des hommes : “J’aurai un petit lapin et je l’appellerai Georges, et je le garderai contre mon cœur.” Il a des parents au bord de la mer. Un papa tout ratatiné qui oublie le présent mais se rappelle très bien la couleur de la robe de sa mère le jour de son mariage. Une maman qui s’inquiète pour lui, sa constipation, son avenir et le cancer du poumon qu’il va sûrement choper, comme le fils de Mme Bergerin. […]

Avis : J’avais beaucoup aimé la BD « Le retour à la terre », co-écrite avec J. Ferry, et on retrouve, ici, le même style, ainsi que les dessins typiques de l’auteur, Manu Larcenet. Alors, forcément j’ai été séduite par ce premier tome. C’est simple, léger, efficace et sans prétention.

Cette BD présente un sujet contemporain, très présent dans ce début du 21e siècle : le mal être. L’auteur nous montre le virage à 180° d’un homme mal dans sa peau, qui a perdu goût à la vie et à son travail. Il a peur de s’engager, peur de ce qui l’entoure et qui aurait trop de prise sur lui. Pourtant, il a soif de renouveau, d’un nouveau départ. Ce sujet actuel est finement abordé par l’auteur. Il le fait avec doigté et sans pathos. On prend alors grand plaisir à découvrir cette histoire.

Je ne suis pas une grande fan des dessins de Manu Larcenet, mais j’adore le style d’écriture et le scénario de ce volume. C’est bourré d’humour et on passe son temps à sourire à chaque page tournée. J’ai retrouvé plusieurs similitudes avec « Le retour à la terre », notamment dans la fuite du héros à la campagne et les voisins singuliers, ainsi que la petite amie rousse. Un petit goût de déjà vu, qui ne gâche pourtant pas le plaisir de lire ce premier tome. En somme, voilà une série à découvrir.

BD éditée par les éditions Dargaud.

2 comments

  • Tout comme toi, je n'avais pas franchement apprécié les dessins, mais l'histoire m'avait bien plu. Tu me fais penser que je suis sensée regarder à la bibliothèque si ils ont les tomes suivants 😉

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    • C'est vrai que les dessins font assez enfantins et sont donc en complet décalage avec le sujet de la BD. Mais c'est peut-être aussi cela sa force. L'auteur peut ainsi aborder un sujet de société récurrent sur le mal être, en le présentant sous un jour nouveau et sans donner une atmosphère mélancolique et triste. Les petites touches d'humour vont dans ce sens également. Ainsi on sort de cette lecture, avec le sourire et c'est beaucoup mieux que déprimé, je trouve !

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