Les cloches de l’enfer / John Connolly

Les cloches de l’enfer / John Connolly

couverture de Les cloches de l'enfer de John Connolly

Quatrième de couverture : À 11 ans, Samuel Johnson déjoue les plans machiavéliques de l’horrible Ba’al, un démon qui prépare l’invasion de la Terre et l’avènement de son maître : le Mal Suprême. Deux ans plus tard, Ba’al n’a toujours pas digéré son échec quand arrive enfin l’heure de la revanche. Et c’est ainsi que Samuel et son chien Boswell se retrouvent propulsés en Enfer… Ba’al n’en fera qu’une bouchée ! Promis, juré. Mais il oublie un peu vite les ressources insoupçonnées de Samuel et de ses compagnons d’infortune : quatre nains énervés, deux agents de polices tatillons et un marchand de glaces. Et puis, Samuel pourra aussi compter sur le soutien d’une vieille connaissance : Nouillh, petit démon aussi gaffeur que poltron. Qui donc, à la fin, se fera sonner les cloches ?

Merci aux éditions L’Archipel pour cette lecture

Avis : Sous ses airs de ne pas y toucher, Les cloches de l’enfer est en réalité le 2e tome de la saga Samuel Johnson vs. the Devil (titre vo). Cependant, vu les nombreux rappels détaillés qu’effectue l’auteur, il n’est pas dramatique de ne pas avoir lu Les portes, le premier tome, pour se lancer dans celui-ci.

Rien ne va plus en Enfer depuis que le jeune Samuel, aidé de son ami le démon Nouillh, a réussi à empêcher l’invasion de la Terre par les hordes infernales. Ba’al, le commandant des légions de l’Enfer, se fait désormais appeler Mme Abernathy et a développé un curieux goût pour les robes à fleurs et le maquillage. Ce qui ne l’empêche pas de ruminer sa vengeance, bien déterminé à retrouver sa place à la gauche de son maître – et ce, malgré son nouveau look ! Car depuis l’échec de la mission, le Mal Suprême est devenu fou et la montagne du Désespoir résonne des ses lamentations. Ce qui bien sûr, ne manque pas d’attirer les comploteurs de tout bord. C’est dans cette atmosphère explosive que Samuel et son inséparable chien Boswell sont attirés en Enfer, entrainant dans leur sillage quatre nains peu recommandables, deux policiers et un marchand de glaces.

Le gros point fort de ce roman, c’est le style très imagé, décalé et humoristique qu’emploie John Connolly. Cela crée une histoire enlevée et complètement déjantée. Par ailleurs, l’auteur n’hésite jamais à interpeller son lecteur et à élargir ses connaissances dans de très nombreuses notes de bas de pages, souvent assez surréalistes mais toujours amusantes. Le concept de l’enfer est également très bien exploité, avec plusieurs dimensions et des châtiments correspondant à chaque crime.

Malheureusement, le scénario et les personnages sont, eux, un peu légers. Je me suis ennuyée sur les 100 premières pages car… il ne se passait rien ! Il a fallu attendre l’arrivée des protagonistes en Enfer pour que cela commence à bouger un peu. Mais même là, il n’était pas bien difficile de deviner la suite des évènements. Les héros quant à eux, sont développés juste ce qu’il faut pour qu’on les visualise bien, mais pas assez pour être réellement attachants.

Clairement, Les cloches de l’enfer s’adresse en priorité à un jeune public. Il peut tout de même être lu par des adultes, dans un esprit de détente et pour le second degré. Alors prenez un chocolat chaud, un sac de guimauve et installez-vous tranquillement pour plonger dans cette histoire foldingue.

Roman traduit par Pierre Brévignon – Édité par l’Archipel

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