Clémentine / Cherie Priest

Clémentine / Cherie Priest

couverture de Clementine de Cherie Priest

Le siècle mécanique, Tome 2

Quatrième de couverture : Nous sommes en 1880. La guerre civile américaine fait rage depuis deux décennies. Des dirigeables de combat sillonnent le ciel pendant que les scientifiques détournent les lois de la nature pour créer sans cesse de nouvelles armes.
C’est dans cet univers que Maria Boyd, ancienne espionne confédérée, est chargée de protéger le dirigeable Clémentine pour lui permettre de livrer sa précieuse cargaison. Mais un mystérieux pirate de l’air ne semble pas l’entendre de cette oreille et Maria devra user de toutes ses ressources pour accomplir sa mission.
Bienvenue dans le siècle mécanique

Avis : Clémentine se passe dans le même monde que Boneshaker, mais la comparaison s’arrête-là. C’est en effet une « suite » très différente que nous présente Cherie Priest. Point de Seattle et donc, point de zombies, ici. Mais une aventure de pirates ! Avec course-poursuites et coups de fusils.

Maria Isabella Boyd, est une ancienne espionne, nouvellement employée par l’agence nationale de détectives Pinkerton. Sa première mission consiste à assurer la sécurité du dirigeable Clémentine et de sa mystérieuse cargaison pendant son voyage jusqu’à Louisville, Kentucky. Autant dire le dernier endroit où un esclave en fuite devrait vouloir mettre les pieds. Pourtant ce n’est pas cela qui arrêtera le capitaine Croggon Beauregard Hainey, bien décidé à récupérer cet aérostat par tous les moyens. Car le Clémentine lui appartient, il l’avait lui-même volé « à la loyale » huit ans plus tôt et baptisé la Corneille libre, avant de se le faire souffler au nez et, à la barbe, par Felton Brink. Mais, l’affaire se révélera bien plus compliquée que prévue en raison de la cargaison susmentionnée.Hainey et Brink sont 2 personnages que nous avions très brièvement rencontrés dans Boneshaker. Mais si Brink n’est, en réalité, que mentionné dans ce tome – car les personnages secondaires n’ont, ici, que très peu la parole – Hainey se révèle être une figure intéressante et pleine de mordant. L’histoire se concentre sur lui et Maria, dans une alternance de chapitre jusqu’à ce qu’ils se rencontrent. Cette dernière a de quoi répondre face au capitaine. C’est une femme lourdement armée qui ne s’en laisse pas compter, mais qui n’hésite pas non plus à avoir recours à quelques ruses féminines en cas de nécessité.

Clémentine est une aventure rythmée teintée d’un très léger humour caustique. Le contexte historique y est légèrement plus développé que dans Boneshaker, même si le pitch, comme les personnages, auraient pu – et auraient mérité – d’être approfondi. Cependant, cela reste une histoire sympathique et distrayante, sans prise de tête, parfaite à lire pour se détendre. Je lirai avec plaisir le tome 3, Dreadnought, s’il venait à être publié un jour, les éditions Éclipse ayant malheureusement fermé.

Roman traduit par Étienne Menanteau et Sandy Julien – Édité par Éclipse

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