Rivage mortel / Carrie Ryan

Rivage mortel / Carrie Ryan

couverture de Rivage mortel de Carrie Ryan

Quatrième de couverture : La vie de Gabry est calme et sereine dans son petit village au bord de la mer. Mais de l’autre côté de la barrière, le danger est là. Les Mudos reviennent de la mort, en quête de chair humaine. Pourtant un soir, la tentation est trop forte. Gabry et ses amis franchissent la Barrière… Catcher, qu’elle aime, a-t-il été infecté? Et d’où vient Élias, l’étranger? Gabry peut-elle croire en l’avenir? Pas avant d’avoir affronté le passé de sa mère, Mary, dans la Forêt…

Avis : Rivage mortel est la « suite » de La forêt des damnés. L’action se déroule 20 ou 30 ans plus tard et suit, cette fois, Gabrielle, la fille adoptive de Mary, l’héroïne du premier volet. Là où nous avions un village perdu au milieu de la forêt, genre « dernier bastion de l’humanité », nous avons, ici, des villes, un gouvernement, des milices et des lois extrêmement sévères pour ceux qui les enfreignent. Élevée dans la sécurité derrière les murs de Vista, la réalité des damnés (ou Mudos) n’avaient pour Gabry aucune réalité palpable jusqu’au jour où, avec ses amis, elle a traversé le mur d’enceinte entourant le village. De cette bande de jeunes, sortis se défier, s’amuser, prouver qu’ils étaient les plus forts et que rien ne pouvait leur arriver, certains ne reviendront jamais, d’autres, seront changés à jamais.

Carrie Ryan a apparemment du mal pour créer des héroïnes attachantes. J’avais déjà trouvé Mary assez agaçante dans son inconstance et son égoïsme, et Gabrielle souffre des mêmes défauts que sa mère. Son cœur balance entre 2 garçons pendant la majorité du roman et elle a une sacrée tendance à se regarder le nombril. Au début du livre, si elle retourne par-delà le mur pour aider son ami, c’est uniquement parce qu’on la fait chanter. En outre, la narration est exclusivement centré sur le point de vue de Gabry et l’on tourne souvent en rond, ce qui fait en plus de Gabry quelqu’un de très « chiant ». Pardonnez-moi l’expression, mais il n’y a pas d’autres mots. Elle revient sans arrêt sur les mêmes pensées : sa peur et sa culpabilité, sa valse entre Catcher et Elias, son manque de confiance… Je pense d’ailleurs que le roman aurait gagné en s’allégeant de bien 150-200 pages de ses nombreux atermoiements. Au moins, Mary était une fonceuse et elle avait un caractère bien trempé. Gabry, elle, est tout le temps en train de perdre son arme !

Dans La forêt des damnés, même si j’avais eu beaucoup de mal avec l’héroïne, le roman était lui, prenant et possédait une vraie atmosphère, sombre, pesante et angoissante. Ici, ce n’est pas du tout le cas. J’ai trouvé le récit plat. Je n’ai pas été touchée par les ressors dramatiques, et je n’ai ressenti ni tension ni émotion. Le comportement des personnages m’a semblé par moments incohérent. D’autre part, le schéma suivi est assez semblable au premier tome : la vie au village puis la fuite dans la forêt, le triangle amoureux, la fin ouverte. L’histoire ne nous épargne pas non plus les clichés sur la dureté de la vie, le fait de ne pas abandonner et de devoir continuer à se battre pour trouver le bonheur. Le seul point positif pour moi, c’est que les questions abordées dans le premier tome concernant le village de Mary, trouvent cette fois une réponse. Malheureusement, ces découvertes tiennent sur 2 pages et elles n’ont pas réussi à relancer mon intérêt pour le roman.

Vous l’aurez compris, je suis très déçue par ce nouveau volet. Pourtant, l’histoire avait plutôt bien commencé et je trouvais le début intriguant et sympa. Mais je me suis peu à peu lassée de cette histoire qui ne semblait jamais réellement se lancer. Je ne sais vraiment pas si je lirai le dernier tome de la série, The dark and hollow places, qui suivra Annah, la sœur de Gabry.

Roman traduit par Alice Marchand – Édité par Gallimard Jeunesse

3 comments

  • Je suis d'accord pour la redondance du scénario par rapport au tome 1 : on s'embête un peu quand même.
    Par contre j'dois être la seule à ne pas trouver les héroïnes énervantes :/ Bon, les histoires de flirt, ça me passe au-dessus de la tête, mais j'ai une sainte horreur des héroïnes qui n'en font pas une de tout le bouquin. Les deux là, au moins, elles se bougent (forcées ou pas). Après, j'avais clairement préféré Mary.
    J'aime bien aussi le fait qu'on ait pas toutes les réponses, ça laisse de la place à la spéculation, et j'adore spéculer 😀
    J'vais quand même lire le trois mais y'a des chances pour que l'histoire s'essoufle, c'est un peu dommage.

    Reply
    • Une héroïne antipathique ne me dérangerait pas si le l'histoire était à la hauteur. Ici, j'ai trouvé ça plat… Je n'ai vraiment pas retrouvé l'atmosphère du premier qui était très réussiee.

      Reply
  • Pingback: Le tag de la nouvelle année… | Les pipelettes en parlent…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *