La marque du fleuve / Patricia Briggs

La marque du fleuve / Patricia Briggs

couverture de La marque du fleuve de Patricia Briggs

Mercy Thompson, Tome 6

Quatrième de couverture : Avec toutes leurs responsabilités, Mercy et Adam n’ont pas une minute à eux. Alors quand ils parviennent enfin à prendre quelques jours de vacances dans ce charmant camping au bord de la Columbia, ils n’ont qu’une idée en tête : être au calme et ensemble. Mais le repos est de courte durée pour les amoureux, car une menace rôde dans les eaux troubles du fleuve et Mercy est la seule à pouvoir la contrer. Une mission qui pourrait bien jeter une lumière nouvelle sur les origines de la jeune femme…

Avis d’Ella : Je suis légèrement déçue par ce sixième tome, qui se caractérise par une absence nette de dynamisme et de peps. Tout paraît trop lisse et sans accrocs. Du coup, autant les personnages que pour le récit manquent de caractère. C’est vraiment dommage, car après tant d’attente, on se fait un plaisir de retrouver Mercy. On s’attend, d’ailleurs, à la revoir telle qu’elle était dans les précédents tomes, avec un tempérament de feu, une force de caractère à toute épreuve et surtout beaucoup de répondant. Pourtant, elle est calme, comme apaisée par son union avec Adam, par ce bonheur enfin trouvé et cet amour partagé. Leur relation est tout de même d’un calme olympien et les rares disputes sont vite étouffées dans l’œuf. Cela en devient presque agaçant tout cette platitude, cette harmonie parfaite et sans failles. Car les petites dissensions, les accrocs qu’ils avaient dans les précédents volumes rendaient leur relation explosive et leurs dialogues mordants. Et c’était ces chamailleries qui donnaient de l’intérêt au récit et qui manquent tant dans celui-ci. Ce choc des personnalités qui rendaient l’histoire accrocheuse.

J’ai également trouvé dommage que l’auteur laisse complétement de côté la meute, les faes et les vampires. Ils auraient pu apporter un peu plus de dynamisme, d’actions et de rebondissements par leurs interactions. Ce qui aurait pu permettre au récit d’être davantage prenant et attractif. Cependant, j’ai pris plaisir à lire ce roman. J’ai aimé en découvrir davantage sur les origines de Mercy. Et j’ai également été heureuse de la voir enfin respirer la joie de vivre et nager en plein bonheur, même si on aimerait que cela soit moins « un long fleuve tranquille ». De plus, le personnage d’Adam aurait mérité d’être un peu plus associé aux différentes actions du récit. Tout est totalement délégué à Mercy et ainsi, elle semble vraiment jouer le rôle de la Superhéroïne, seule à pouvoir sauver tout le monde. Et puis cette façon qu’à l’auteur de lui faire endosser tous les malheurs du monde et de la mettre toujours au mauvais endroit aux mauvais moments, me semble au fur et à mesure un peu exagéré et abusif. Par conséquent cela rend l’histoire de moins en moins crédible.

Après un avis en demi-teinte, je ne peux qu’aspirer à une suite un peu plus dans le style des tomes précédents. Avoir à nouveau une histoire mouvementée et piquante, qui nous pousse à dévorer le livre et tourner les pages avec frénésie ; et surtout que la relation entre Mercy et Adam ne reste pas aussi terne et fade. Une affaire à suivre…

Avis de Zina : Je n’aurais pas cru dire ça un jour d’un roman de Patricia Briggs, mais je me suis ennuyée avec ce livre. Il n’y a aucun dynamisme et l’intrigue est minimaliste. La romance entre Adam et Mercy prend toute la place. Je n’ai pas retrouvé le ton juste auquel l’auteur m’avait habitué dans ses autres romans.

Passé le tout début, avec le mariage et la meute, l’histoire devient molle et lente. Mercy passe son temps à s’extasier sur son homme et son bonheur. On peut la comprendre, après tout c’est une jeune mariée, mais pour le lecteur, lire 10 fois de suite à quel point Adam est fort, beau et intelligent, et que c’est merveilleux de s’appartenir l’un l’autre, c’est lassant !! Même quand ils font « semblant » de se disputer, c’est pénible. Parce que je suis désolée, mais on ne peut pas appeler ça des disputes ! Outre ces redondances et cette guimauve, il y a énormément de descriptions dans ce tome, ainsi que beaucoup de blabla qui m’ont semblé manquer d’à propos, genre « est-ce que c’est vraiment le moment de raconter ça ? ».

J’ai eu un regain d’intérêt, après avoir tout de même dépassé la moitié du livre. L’intrigue sur la marque du fleuve commence enfin, mais elle est très vite retombée comme un soufflet. Les 100 dernières pages m’ont parues longues… Je reconnais que les légendes amérindiennes étaient sympathiques, mais j’ai trouvé que tout était un peu trop facile. De plus, l’idée de la possible ascendance de Mercy me semble tirée par les cheveux et malvenue, tout comme la raison pour laquelle le fantôme de son père s’inquiéterait soudain pour elle.

Comme Ella, je regrette « l’absence » d’Adam dans cette aventure. Oui, car bien que ce soit un tome où il se retrouve en tête à tête avec Mercy, il ne semble avoir ici qu’un rôle de faire-valoir et, à la limite, de garde du corps (moyennement efficace d’ailleurs). Seule Mercy semble pouvoir sauver la situation et le fait, bien pratique, que les loups-garous soient trop lourds pour pouvoir nager n’explique pas ce retrait.

Malgré cette déception, je lirai le tome 7 car le résumé en est des plus attractifs et j’espère retrouver la série enlevée qui m’avait plu au départ.

Roman édité par Milady – Traduit par Lorène Lenoir

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