Les déchus / Fabien Clavel

Les déchus / Fabien Clavel

couverture de Les déchus de Fabien ClavelNephilim, Intégrale 1 les déchus

Quatrième de couverture : Ils sont sept Nephilim à arpenter la Terre depuis l’aube de l’humanité, formant la fraternité de l’Hepta. Immortels, ils sont liés aux cinq éléments : l’eau, l’air, la terre, le feu et la lune. Déchus, ils recherchent leur savoir perdu et poursuivent une quête mythique, l’Agartha.
Traqués, ils fuient ceux qui veulent les détruire, les Rose+Croix. Dans ce premier tome réunissant Le Syndrome Eurydice et Anonymus, Fabien Clavel narre le destin d’une poignée de ces Immortels. À Paris, Jennifer, étudiante à
la Sorbonne, sombre lentement dans la folie et la paranoïa alors qu’à Budapest, des jeunes femmes au corps atrocement mutilé sont retrouvées dans le parc Varosliget. La glaciale Ezechiel, inspecteur de police chargée de l’enquête, ne peut croire que ces meurtres sont l’œuvre d’Azarian, sulfureux chanteur de metal en tournée en Hongrie. Pourtant, tous les indices portent à croire qu’il y est lié. Des sous-sols du métro parisien aux rues enneigées de Budapest, de vieux amis se retrouvent, des forces nouvelles s’éveillent, mais l’ennemi est déjà à
l’affût. Et la grande chasse ne fait que commencer !

Avis : La première intégrale de cette série se divise en deux parties. La première m’a beaucoup plu, même si le ton est lent et que l’histoire a de nombreuses similitudes avec une autre œuvre de l’auteur, Le miroir aux vampires. La deuxième partie du roman est beaucoup plus rythmée. Tout au moins, au début, car par la suite, cela devient de plus en plus plat, et la seule chose qui ait retenu mon intérêt ce sont les personnages bien campés que Fabien Clavel met en avant. Ce que j’ai également apprécié dans Les déchus, c’est le style d’écriture de l’auteur, qui nous raconte sur un ton sombre et sobre le devenir de quatre des Nephilim. Il nous plonge alors dans un monde riche et dense où évoluent des personnalités fortes qui portent le roman.

A travers le livre 1, on suit les pas de Nej, une jeune étudiante parisienne qui voit sa psychose revenir petit à petit. Elle se sent perdre pied et tomber dans la folie. J’ai beaucoup aimé cette héroïne intelligente et fragile, qui va se découvrir manipulée, et réaliser que tout ce qu’elle croyait vrai, n’est en fait que mensonges éhontés. Sa vie s’en retrouve complétement bouleversée. Ses repères ont été piétinés, et elle se demande, et nous aussi, jusqu’où vont toutes ces trahisons et quelles en sont les raisons. Ses proches, sa famille sont-ils aussi dans le coup ? Heureusement au milieu de toute cette confusion, elle va faire une rencontre inattendue qui va changer sa vie. Wag va devenir le nouveau centre de son univers, son repère, un allié et un mentor qui va la prendre sous son aile. C’est sa figure de proue face au combat qu’elle va devoir mener. Wag est un personnage sympathique. Il est très attentionné, très « mère poule » avec Nej. Une relation père-fille semble se créer entre eux deux. Ils se soutiennent l’un l’autre et font face, ensemble, à l’ennui et à la solitude. Leur relation est touchante et a été habilement amenée. On les suit avec plaisir dans leur quête. Le suspense est d’ailleurs bien ménagé. L’action n’a pas ici la première place, ce sont les personnages qui prennent tout le devant de la scène. Fabien Clavel les a bien travaillés et peaufinés, de même que l’univers dans lequel il nous plonge. Nous
avons l’impression d’être avec ses héros, de nous balader dans les rues de Paris ou dans les tunnels du métro. Il nous immerge parfaitement dans son monde et dans l’atmosphère dégagée par le récit.

Le livre 2, montre également ce talent de l’auteur. C’est dans un Budapest enneigé, alors que nous avons le sentiment que le vent froid de l’hiver pénètre nos vêtements, que nous faisons la connaissance des deux personnages principaux, Azarian et Ezechiel. Leurs retrouvailles ont lieu au moment où la ville est secouée par une vague de meurtres, qu’un tueur en série met en scène de façon à interpeller et provoquer les deux immortels. Ces deux protagonistes ont des personnalités hautes en couleur et très contrastées. Ezechiel est hautaine, très sûre d’elle et considère les humains comme des êtres inférieurs. Elle est vraiment très antipathique pour cela, et ses remarques acerbes et son attitude choquante envers les humaines, qu’elle compare à des animaux, ne jouent pas en sa faveur. Mais on admire cependant sa droiture, sa volonté de fer et son obstination qui font la force du personnage, même si ce n’est toujours que pour son bien être qu’elle agit ainsi. Azarian, lui, est beaucoup plus humaniste et chaleureux. J’aime d’ailleurs beaucoup son côté cynique et provocateur. La relation qu’il entretient avec Ezechiel est très tendue, car cette dernière soupçonne Azarian de lui cacher des choses, de ne pas être sincère et de ne pas être tout blanc dans cette affaire de meurtre.

Édité par les éditions Mnémos. – Illustré par Alain Brion.

5 comments

    • J'aime bien le style de Fabien Clavel, mais ce n'est pas l'ouvrage le plus prenant qui existe et qui nous pousse à le dévorer. C'est lent, calme et fait tout en finesse. Je ne recommanderai pas ce livre à tout le monde, mais moi j'aime beaucoup !

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  • J'ai souvent hésité à l'acheter, malgré le fait qu'il soit en tête de gondole chez mon libraire.
    Ce qui a retenu ma main, c'est je crois le fait d'avoir pensé immédiatement à la série des Apocalypsis d'Eli Esseriam. J'ai lu le premier qui met en scène Alice, une jeune fille très bizarre qui se rend compte qu'elle possède des capacités surhumaines, et apprend qu'elle fait partie des quatre cavaliers de l'Apocalypse. J'avais aimé cette lecture, mais sans être non plus transportée.
    Et ça peut être un peu capilotracté, mais j'ai aussi pensé à Symfonia de Manon Toulemont : là aussi, nous suivont plusieurs personnages qui se révèlent chacun posséder des talents surnaturels (et ça se passe à Paris en plus^^). Mais là, c'est plus l'ambiance générale qui m'a fait penser à Nephilim.

    Par pure curiosité, je pense quand même que je vais craquer et lire Nephilim en grand format (malgré ma bonne résolution de me limiter aux formats poche), surtout suite à ton avis qui me tente drolement (arrête de faire des chroniques qui donnent envie sacrebleu!!! :P)

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  • J’ai bien aimé, mais je suis restée un peu extérieure à l’histoire, la faute à une plume que j’ai trouvée trop froide. Pourtant la mythologie et l’univers Néphilim sont très intéressants et je lirai la suite sans problème 🙂

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