Ne tremble pas ! / Peter Leonard

Ne tremble pas ! / Peter Leonard

couverture de Ne tremble pas de Peter Leonard

Quatrième de couverture : Par une froide matinée d’octobre, Owen McCall, 49 ans, et son fils unique Luke, 16 ans, quittent leur chalet situé au nord du Michigan pour partir à la chasse. Et l’accident se produit… Owen laisse derrière lui Kate, une veuve éplorée mais désormais riche d’une vingtaine de millions, et un fils complètement perdu, qui part à la dérive.
Et c’est alors que resurgit Jack, l’ancien amour de jeunesse de Kate. Evidemment, l’appât du gain n’y est pour rien ! Mais les trois petites frappes qu’il traine dans son sillage sauront – sans trop de mal – trouver les arguments pour le ramener à la raison…
Le pire est à craindre. Le pire arrive. Et ça déclenche le rire ! Même si certains vont mourir…

Avis : Ne tremble pas ! est un thriller plaisant et sans prises de tête qui sera parfait à lire sur la plage cet été. Distrayant, bien que sans réelle surprise, c’est surtout un roman fait pour se détendre. Point de meurtrier à découvrir ici, à vous en user les méninges, car nous connaissons dès le début les « méchants » de l’histoire. Il s’agit plutôt d’une histoire de gros sous et de retrouvailles qui vont mal tourner.

Le point fort de ce roman est le personnage de Kate, qui m’a beaucoup plu. C’est une femme forte et simple, qui va de l’avant quoi qu’il arrive. Peter Leonard utilise plusieurs analepses qui nous permettent d’appréhender rapidement sa personnalité au travers de sa rencontre avec son mari et des moments forts qui ont marqués sa vie. Bizarrement, tous les hommes du coin semblent avoir envie de consoler cette femme, qui n’a pourtant rien d’une veuve joyeuse ! Cette partie était un brin too much. Cependant, les protagonistes de cette histoire vont vite s’apercevoir qu’ils ont eu bien tort de titiller l’instinct d’une mère qui a déjà prouvé par le passé qu’elle n’avait pas peur de tirer d’abord et de poser les questions ensuite. Je trouve d’ailleurs, vu le contexte, que cette partie aurait encore pu être plus poussée.

Heureusement que l’héroïne assure, parce qu’elle est entourée de « péquenots ». Les autres personnages sont très caricaturaux : le tueur à gages sorti tout droit d’un clip de rap, le champion raté bête et méchant, et la fille de bonne famille qui s’acoquine avec des criminels par goût du frisson. De toute évidence, le trait est grossi à dessein par l’auteur. Le but est apparemment de produire un thriller humoristique aux personnages déjantés. Je dois cependant reconnaître je n’ai pas ri comme le promet la quatrième de couverture. Je n’ai pas vu l’humour, à l’exception des moments où Peter Leonard donne l’impression de se moquer de ses personnages.

La famille de Kate est sympathique, et on a envie que cette bande de sangsue les laisse tranquilles, car ils ont déjà tant souffert. On lit donc jusqu’au bout cette drôle d’histoire pour voir ces trois petites frappes, qui ont la flemme de travailler, se prendre leur raclée !

Roman traduit par Daniel Lemoine – Édité par L’Archipel.

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