Tu es moi / Sara Shepard

Tu es moi / Sara Shepard

The Lying Game, Volume 1

Quatrième de couverture : Deux jumelles que tout sépare. Une disparition mystérieuse. Un jeu diabolique et dangereux. Qui pourra en sortir indemne ?

Avis d’Ella : Le gros désavantage en lisant ce livre, c’est d’en avoir vu auparavant l’adaptation télé, The Lying Game, adaptée du roman. Du coup, j’avais un petit goût de déjà-vu. Je me lançais dans cette lecture en connaissant déjà le déroulement de l’histoire et de la fin. Heureusement, le roman diffère beaucoup de la série. La trame est la même, mais le livre se montre, à de nombreuses reprises, différent. Le réalisateur n’a fait que s’inspirer de ce tome pour réaliser sa propre version de l’histoire. Ainsi, toutes les actions et les retournements de situation n’étaient pas attendues et prévisibles. L’auteur a même réussi à me surprendre, par de nombreux rebondissements, et à me mettre en haleine en créant un vrai suspens.

Sutton, la sœur jumelle d’Emma, est morte, mais son âme subsiste. Elle-même ne s’en rend compte, que parce qu’elle se retrouve, en quelque sorte, piégée dans le corps d’Emma. Elle voit à travers ses yeux, mais ne peut communiquer avec elle. Cette approche est tout à fait différente de la série, car dans cette dernière, Sutton est vivante. Du coup, l’intérêt est tout autre. A partir de ce moment-là, on veut savoir pourquoi et comment elle est morte ? L’échange d’identité d’Emma en Sutton et l’environnement dans lequel elle plonge (amis, famille et petit-ami), sont également bien différents de la série. C’était assez agréable de ne pas avoir une redite et de trouver des situations nouvelles.

Emma est une jeune adolescente fragile, émotive, qui intériorise beaucoup. C’est en visionnant une vidéo d’une jeune fille qui lui ressemble trait pour trait, qu’elle découvre l’existence d’une sœur jumelle. Elle part alors la retrouver, mais leur rencontre n’a jamais lieu. Sutton reste introuvable. Suite à un quiproquo, Emma se retrouve à prendre sa place et sa vie. Elle essaie au départ de détromper tout le monde, mais personne ne la croit et pense que « Sutton est encore en train de leur jouer un mauvais tour ». Elle est alors contrainte de se faire passer pour sa jumelle et découvre une sœur qui aime jouer à des jeux étranges, tels que le jeu du Mensonge. Un jeu destructeur qui amène Emma à se demander si la disparition de sa sœur ne serait pas plutôt lier à son meurtre plutôt qu’à une fugue. Serait-elle morte suite aux conséquences néfastes de son petit jeu malsain ? Une personne de son entourage l’aurait tuée pour se venger ? Emma se met à douter de tout et de tout le monde. Par ce biais, l’auteur réussit très bien à nous inquiéter. Ce sentiment est renforcé par les flashbacks de Sutton, qui revit certains passages alarmants de sa vie, et qui est contrainte de suivre sa sœur sans pouvoir l’aider. L’ensemble rend ce tome haletant. Malheureusement, ce travail de l’auteur est gâché par la mièvrerie de nombreuses scènes et la futilité de cette jeunesse dorée américaine.

Le scénario tient la route et, est presque angoissant. Hélas, la fin est, tout de même, un peu décevante et trop attendue. Forcément, il n’y a pas de dénouement final, et c’est bien dommage. L’auteur préfère relancer l’histoire et l’intrigue pour faire une série de plusieurs tomes. J’ai pris plaisir à lire ce volume, mais pas suffisamment pour me donner envie de me ruer sur la suite à sa sortie.

Avis de Zina : Emma et Sutton sont deux vraies jumelles séparées à la naissance. Quand l’une a vécu une vie dorée dans la famille qui l’a adoptée, l’autre est passée de famille d’accueil en famille d’accueil. À l’aune de leurs 18 ans, elles apprennent par hasard l’existence l’une de l’autre et décident de se rencontrer. Malheureusement, quand Emma arrive au rendez-vous, pleine d’espoirs et de rêves face à cette jumelle, Sutton n’est pas là. Ne lui reste que les dernières instructions de sa sœur : « Ne raconte rien à personne avant qu’on se soit parlé – ça pourrait être dangereux ! ». Petit à petit, Emma s’infiltre dans la vie de cette sœur inconnue, va jusqu’à prendre sa place, et comprend que Sutton a bel et bien disparu. Fugue, meurtre ou mauvaise blague ? Car Sutton avait instauré avec ses amies un jeu malsain, sorte de blagues de potaches en plus élaborées, qu’elles avaient appelé le Jeu du Mensonge. 
 Nous suivons « l’enquête » d’Emma pour découvrir ce qui est arrivé à sa sœur. Sauf que le lecteur sait que cette dernière a réellement été assassinée, car son spectre suit Emma en permanence. Nous avons donc les points de vue des 2 jeunes filles. Je regrette d’ailleurs que l’éditeur n’ait pas différencié les pensées de chacune, par 2 styles d’écritures différents par exemple. En effet, on passe de l’une à l’autre sans distinction et souvent, il faut quelques secondes pour savoir qui, de Sutton ou d’Emma, est en train de parler. Malheureusement, que ce soit l’une ou l’autre, je ne me suis pas attachée à elles. Je trouve qu’Emma se glisse bien trop facilement dans la vie de sa sœur. Et, elle adopte avec beaucoup de naturel les « salope » et autres joyeusetés du genre de celle-ci. Sutton, ou tout au moins son spectre, est un peu plus touchante dans son désarroi et son désir de comprendre ce qui lui est arrivé.
J’ai vraiment retrouvé l’atmosphère de l’autre série de l’auteur, Pretty little liars, dont j’ai vu l’adaptation tv. Notamment dans la manière que l’héroïne a de croire tout le monde coupable dès que quelqu’un la regarde de travers. Chose qui m’agace passablement. D’autre part, pour moi, plusieurs scènes et aspects de l’histoire manquaient grandement de crédibilité. Et pour commencer, le fait qu’aucun des proches de Sutton ne se rende compte qu’elle a changé. Sans crier à l’usurpation d’identité, ils auraient dû remarquer des différences. Le fait que Sutton soit une peste n’explique pas tout. 
Le pitch de ce roman est une très bonne idée et cela aurait pu être très drôle si l’auteur avait voulu faire de son histoire un one-shot. Malheureusement, elle va se trainer sur plusieurs tomes et, en l’état, il ne se passe rien dans celui-ci. Il s’agit juste d’une longue introduction de l’intrigue. Introduction, qui ne m’a pas convaincue de lire la suite. Je ne me suis pas réellement ennuyée, car l’écriture est fluide et facile à lire, mais je suis loin d’avoir été captivée. 
Le tome 2, Ne jamais dire jamais, sort le 16 août.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *