Le souffle d’émeraude / Maria V. Snyder

Le souffle d’émeraude / Maria V. Snyder

Quatrième de couverture : Après des années d’exil, Elena retourne en Sitia, son pays natal, où elle a hâte de retrouver sa famille et de commencer sa formation magique auprès d’Irys, son mentor. Mais rien ne se déroule comme elle l’avait espéré : non seulement son unique frère semble lui vouer une haine farouche et incompréhensible, mais de plus, un drame terrifie toute la population sitienne : l’une après l’autre, une série d’adolescentes sont enlevées et assassinées par un magicien rebelle animé de funestes projets. L’occasion pour l’audacieuse Elena de mettre en œuvre les pouvoirs qu’elle vient de se découvrir. Des pouvoirs très particuliers.
Confrontée aux démons de son propre passé et à de dangereux ennemis, Elena peut heureusement compter sur le soutien d’anciens amis, et de Valek, son mystérieux amant… 
Avis : Dans la continuité du premier tome, on retrouve une Elena toujours aussi combattive, volontaire, au grand cœur, mais qui a une peur constante d’être rejetée. Ce sentiment est exacerbé, au début du roman, car elle est sur le point de retrouver sa famille. Mais elle n’a pas le temps de pouvoir profiter de ces retrouvailles et d’apprendre à mieux les connaître. Elle se retrouve, malgré elle, encore entraînée dans les complots, les conflits et les trahisons. Elle essaie en même temps de contrer les enlèvements et les meurtres de jeunes filles, qui ont lieu depuis quelques temps en Sitia. Comme vous le comprenez, avec Elena, on n’a pas le temps de s’ennuyer. L’action prime encore dans ce volet et cela, pour notre plus grand plaisir. 
De par sa gentillesse, sa bonté d’âme et son impulsivité, Elena se fera, dans son pays d’origine, Sitia, autant d’amis que d’ennemis. Elle est, dès le début, considérée comme une traîtresse, une espionne au service du Commandant d’Ixia. Et de par sa puissance en tant que magicienne, elle sera redoutée, et méprisée également, car elle ne sait pas encore contrôler cette magie. Heureusement, elle pourra compter sur l’aide d’Irys et d’autres magiciens qui la soutiennent au mieux dans sa formation. Elle trouvera également un soutient inattendu de proches venus d’Ixia, tels que ses compagnons d’armes, ses « frères » comme elle les nomme, Janco et Ari ; mais aussi et surtout de Valek. Grâce à eux, elle réussira à y voir plus clair dans sa vie et à démêler les troubles qui règnent en Sitia. 
Ce tome ne nous laisse pas un seul moment de répit pour reprendre notre souffle. Et comme dans le premier tome, peu de place est laissé à la romance, mais on apprécie les quelques scènes de retrouvailles entre Valek et Elena, même si elles restent minimalistes. Le style de l’auteur est limpide et se lit facilement et rapidement. L’ensemble retranscrit une œuvre agréable à lire et dans laquelle on plonge allégrement. On ressort réjouit de cette lecture, malgré une fin peut-être un peu trop abrupte et un rebondissement final un peu trop « téléphoné ». En effet l’auteur relance l’histoire assez peu subtilement, mais cela n’enlève rien au charme de cet ouvrage, qui reste léger et sympathique. Une vraie lecture de détente. De plus, les tirades philosophiques de l’auteur donnent du caractère au roman et ne peuvent laisser indifférent le lecteur. C’est donc avec plaisir que je lirai la suite des aventures d’Elena.

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