La révolte / Suzanne Collins

La révolte / Suzanne Collins

Hunger Games, Tome 3
Quatrième de couverture : Contre toute attente, Katniss
a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance.
Katniss doit payer les humiliations qu’elle lui a fait subir. Et le président
Snow a été très clair : Katniss n’est pas la seule à risquer sa vie. Sa
famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés
par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit
redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à
payer.
Avis : Suite au dénouement final du 2e tome,
on retrouve Katniss encore plus mal en point. Son état physique et mental ont
été bien mis à mal. Ils vont se dégrader au fur et à mesure de notre avancée
dans le roman, car son combat contre le Capitole est loin d’être terminé. Elle
va devoir faire face. Heureusement, malgré tous les évènements qu’elle endure, elle
a un but qui la pousse à continuer à agir : tuer le président Snow. Dans
sa lutte contre Panem, elle n’est pas seule, elle sera aidée d’êtres chers, qui
seront prêts à se sacrifier pour lui permettre d’atteindre son objectif.
Ce tome est encore plus sombre que le précédent. Ce
sentiment est contribué par l’état de santé de Katniss. A plusieurs moments, elle
est au bord de la folie. Elle devient un sujet instable soigné pour des
troubles psychiatriques. Ce n’est pas étonnant au vue des divers chocs qu’elle
a subi et qu’elle continue à vivre. Il y a trop de morts et de violences autour
d’elle, car pour jouer son rôle de geai moqueur, elle doit être mise en
première ligne des combats. Elle assiste alors à plus de meurtres qu’elle ne
peut en supporter et s’en sent même responsable en tant que symbole de la
rébellion. Par ailleurs, malgré toutes les personnes qui l’entourent, elle se
sent plus seule que jamais. Car elle se rend compte qu’elle est encore manipulée.
Elle a d’abord été le jouet de Snow, puis celui de Coin. Cette dernière est
plus subtile, mais le résultat est le même. Katniss ne peut donc avoir
confiance en personne, même pas en ses proches. Elle endure alors, sans mot à
quiconque, ses cauchemars, ses pires craintes et ses envies de mettre un terme
à sa vie. Elle tient bon tout de même, car elle ne peut mourir avant de tuer
Snow. C’est son leitmotiv pour continuer à se lever tous les jours et à vivre. 
Côté sentiment, elle ne sait toujours pas qui choisir entre
l’ami fidèle et le jeune boulanger amoureux d’elle depuis sa tendre enfance.
Gale est toujours pour la réconforter et la protéger, prêt à sacrifier sa vie
pour elle. Peeta, par sa présence à ses côtés au cours des Hunger Games, est le
seul à même de mieux appréhender et comprendre les peurs, les cauchemars et les
réactions de Katniss. Ils ont vécu les pires moments de leur vie côte à côte et
par cela, il saisit ce qu’elle endure et quel est son état d’esprit. Néanmoins,
Katniss n’arrive pas à se décider, car ils comptent tous deux à ses yeux. Le
destin se chargera de choisir pour elle, même si au fond d’elle, le choix est
fait depuis bien longtemps.
Katniss est une héroïne qui ne reste pas aussi lisse et
superbe qu’au début du premier tome. On assiste au fil des pages et des volumes,
à un bouleversement complet de son caractère. J’ai d’ailleurs apprécié que
l’auteur revienne sur les points noirs de l’héroïne que je n’aimais pas dans le
premier volet : sa froideur et son côté calculateur. Suzanne Collins les
évoque au cours d’un échange surpris par Katniss entre Peeta et Gale. A ce
moment là, cette dernière n’arrive pas à croire qu’elle pouvait être comme cela
et vue comme telle. Ce ressenti s’explique, parce qu’entre temps, elle a changé
et mûri. Elle est même déçue qu’eux ne s’en soient pas aperçus.
J’ai beaucoup aimé ce tome, malgré son côté sombre.
L’histoire est prenante, émouvante et nous prend aux tripes. On se doute dès le
début que la fin ne pourra pas être heureuse. Pour une fois, les héros ne s’en
sortent pas indemnes. En effet, il y a trop d’événements horribles, marquants
et irréversibles qui les touchent. On voit bien que dans cette guerre, nombreux
seront ceux qui y laisseront plus que des plumes. Et ceux qui resteront, seront
marqués à jamais. Ils ne seront assurément plus jamais les mêmes. Par cette
fin, ce livre apporte une touche de réalisme encore plus saisissant et
convaincant. Elle nous montre les affres d’une guerre : les tortures, les
morts, les bombardements des civils ou des hôpitaux hébergeant les blessés, les
magouilles des politiciens… Une très bonne série que je conseille très
fortement de lire.

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