Le caveau de famille / Katarina Mazetti

Le caveau de famille / Katarina Mazetti

Quatrième de couverture : Elle, c’est Désirée, la
bibliothécaire, et lui, c’est Benny, le paysan. Elle dévore les livres comme
les produits bio, lui élève des vaches et n’imagine pas qu’on puisse lire «
pour son plaisir ». Pourtant, ils s’accordent trois essais pour avoir un enfant
ensemble. Si cela ne donne rien, c’est terminé pour toujours. Et si ça marche…
Avis : Cette suite du Mec de la tombe d’à côté est plus
sombre et triste et m’a complètement surprise. Pourtant, on retrouve le style
caractéristique de l’auteur, un humour caustique et l’alternance des points de
vue de Désirée et Benny à chaque chapitre. On ne suit plus au jour le jour la
relation entre les deux protagonistes. Cette fois, l’auteur retrace les
impressions et les moments forts et marquants de l’année de nos deux héros. On
découvre leur vie quotidienne, leurs ressentiments et leurs concessions. Ils
essayent envers et contre tout de cohabiter malgré leurs divergences d’opinions
et de goûts. Toutefois, le ton donné par Katarina Mazetti est tellement triste
et morne, que l’on sent et qu’on s’attend à tout moment à un dérapage dans leur
relation, à une cassure et une fin tragique.
Comme dans le premier volet, l’auteur évoque la différence
des sexes, des idées, des mentalités et décortique la vie quotidienne d’un
couple. On retrouve les idées préconçues sur les hommes et les femmes. Ainsi on
ne peut que se reconnaître dans Désirée. Les confrontations entre Benny et
Désirée sont celles que vivent assurément de nombreux couples. Par exemple,
dans celle où l’homme ne voit pas et ne considère pas le travail de la femme à
la maison. Pour eux, tenir sa maison et élever ses enfants n’est rien en
comparaison de ce qu’ils font. Pour Benny, ce sentiment est constant, alors que
Désirée travaille en plus de faire le reste et aide également à la ferme, même
lorsqu’elle est enceinte. Mais pour ce dernier ce n’est pas suffisant et il lui
fait souvent des remarques condescendantes en évoquant sa mère, sur le fait que
celle-ci arrivait très bien à tout assumer et qu’elle le faisait mieux qu’elle.
Il ne se rend pas compte de l’ampleur du travail, de la fatigue, de l’attention
que demande le « travail » d’une femme. Par ailleurs, comme de
nombreux hommes, il manque singulièrement de conscience du danger lorsqu’il
s’occupe des enfants. Cependant, même si leur vie n’est pas toujours rose et
remplie de nombreuses galères, ils ne l’échangeraient pour rien au monde.
Au regard des avis négatifs que j’ai pu lire, je m’attendais
à être déçue, mais j’ai passé, pour ma part, un agréable moment à lire ce roman
et j’ai même été surprise de la tournure de l’histoire. C’est avec plaisir que
j’ai retrouvé Benny et Désirée, malgré le caractère pessimiste du récit. Le
dénouement final est assez frustrant. Il nous laisse dans l’expectative, car
comme au début du roman on ne sait comment tout cela va finir et ce qu’ils vont
devenir.

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