Nuit Tatouée / Charlotte Bousquet

Nuit Tatouée / Charlotte Bousquet

La peau des rêves, Tome 1

Quatrième de couverture : Être libre de son destin. Venger ses parents massacrés par des chimères, alors qu’elle n’était qu’un bébé. Telles sont les ambitions de Cléo, orpheline élevée par le clan du Passage, ennemi juré des créatures hybrides. Jusqu’au jour où, combattant l’une d’elles, Cléo voit ses certitudes voler en éclats. D’où vient son tatouage au poignet, étrangement semblables à celui de la chimère ? Que signifient ces visions terribles liées à la mort des siens ?
Convaincue que son adversaire connaît la clé de son passé, l’adolescente se lance sur ses traces. En chemin, elle affrontera la haine, la trahison… et son désir pour Axel, un ténébreux ailé.

Nous remercions les éditions Galapagos de nous avoir donné l’opportunité de découvrir ce roman.

Avis : Le gros point fort de ce roman tient à l’univers dans lequel évoluent les personnages. Il s’agit d’un Paris à des siècles de notre époque actuelle, ravagé par un cataclysme, qui s’est également abattu sur l’ensemble de la terre. Il a provoqué de nombreux changements. La vie telle qu’on la connaissait n’existe plus. La ville de Paris n’est plus que décombres et est soumise à de nombreuses guerres de clans, de races. On y trouve les Norms ou Mens (des humains), les Ashes (des êtres volants), les Dégénérés (carnivores), les Mutants et aussi Ceux-d’en-dessous (sortes d’énormes insectes géants qui mangent tout ce qu’ils attrapent). Un monde riche qui mêle à la fois la SF avec un Paris futuriste et la Fantasy pour les différentes créatures imaginées.

L’originalité de cette œuvre porte aussi sur le goût prononcé de l’héroïne pour la littérature classique et notamment Cyranno de Bergerac. C’est d’ailleurs assez désarçonnant, au début, de se retrouver nez à nez avec des tirades de l’œuvre d’Edmond Rostand, ou encore des passages d’Othello de Shakespeare. Une vraie singularité de ce roman qui lui fait un atout supplémentaire. Même si au fil des pages, cette présence devient un peu lourde, car ces citations sont assez récurrentes et on aimerait bien parfois, avoir les pensées de l’héroïne et ses propres mots pour l’exprimer.

J’ai également aimé dans ce roman, les nombreux clins d’œil à l’ancien Paris par l’évocation de station de métro ou de nom de magasin. Voilà des petites touches d’originalité, qui m’ont fait apprécier ce premier tome. Toutefois, malgré ses belles qualités, le récit montre de nombreuses faiblesses par un manque d’approfondissement dans le scénario et dans le caractère des personnages et, par la facilité dans laquelle tombe le scénario à plusieurs reprises.

L’héroïne, Cléo, est une jeune femme sympathique et bagarreuse, mais un peu trop soumise et naïve. Depuis la mort brutale de ses parents lorsqu’elle était toute jeune, elle fait toutes les nuits des cauchemars, mais bizarrement, elle ne s’y intéresse que maintenant. Elle se demande, qui sont ses parents et d’où lui vient son tatouage. Et par un heureux hasard, au cours d’une « rencontre » avec les Ashes, elle trouve le même tatouage qu’elle, sur une jeune fille qui lui ressemble étrangement. Bizarre bizarre. Sans trop vous en dire plus, l’auteur prend par la suite beaucoup de raccourcis et simplifie au maximum son récit. Ce qui est vraiment dommage, car la qualité qu’elle apporte par l’univers qu’elle a créé et les différentes pointes d’originalité, sont biaisés par une histoire simpliste et maladroitement agencée. Tout est amené trop facilement.

Toutefois, l’histoire tient tout de même la route et reste assez prenante. Le style est facile et rapide à lire et, le ton léger permet d’adoucir l’âpreté de certaines scènes, qui ne semblent pas vraiment en adéquation avec le public cible du livre.

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