Nuit brûlée / Charlotte Bousquet

Nuit brûlée / Charlotte Bousquet

La peau des rêves, Tome 2

Quatrième de couverture :« Si je te revois, je te tue. »
Pour avoir protégé Axel de ses frères d’armes, Cléo est condamnée à l’exil. Recueillie et soignée par les Chimères, la jeune fille découvre, malgré le soutien de Lyn sa jumelle, un monde dont elle se sent exclue. Par certains hybrides, qui voient en elle une menace. Par celui dont elle a sauvé la vie.
Et puis, il y a les cauchemars, toujours plus violents, plus réels. Qui sont les véritables meurtriers de ses parents ? Déterminée à découvrir la vérité, Cléo, accompagnée d’Axel qu’elle aime sans espoir de retour, se risque sur une dernière piste. Une piste d’encre et de flammes…

Nous remercions les éditions Galapagos de nous avoir donné l’opportunité de découvrir ce roman.

Avis : Dans ce deuxième tome, on retrouve les qualités et les singularités du premier : un univers riche et fourni dans un Paris futuriste et chaotique. Ce que j’aime bien en plus dans ce roman, c’est que l’auteur nous conte deux histoires. Il y a, en effet, une histoire dans l’histoire. Charlotte Bousquet nous amène et nous plonge de façon originale dans celle de Cléo. Et là aussi, elle sort des sentiers battus et on ne peut que la féliciter.

L’histoire reprend à l’exact point où on l’avait laissé. Cléo, bannie de son clan et blessée, est ramenée au camp des Chimères par Axel, selon les volontés de Lyn. Mais, malgré la présence de cette dernière, elle va se sentir rejetée, une étrangère où qu’elle aille. Pour trouver une place dans ce monde, elle n’aura alors qu’un but, découvrir la vérité sur ses origines. Le scénario est assez simple voire très basique, mais l’histoire reste prenante et, l’écriture facile à lire nous fait dévorer, en peu de temps, ce roman.

L’héroïne est toujours aussi férue de littérature classique et en lisant ce tome, on a vraiment l’impression de refaire sa culture générale ou en tout cas se remémorer les grands chefs d’œuvres lus durant notre jeunesse, ainsi que les grandes mythologies grecques apprises. Ces petites références, ces petits clins d’œil à des œuvres, également plus récentes (La guerre des clans ou Le châtiment des flèches) sont autant de richesse apportée à ce roman. De plus, les tirades de Cyrano de Bergerac d’Edmund Rostand, œuvre fétiche de Cléo, donne à l’ensemble de l’œuvre un caractère élégant, une noblesse au récit. C’est donc bien dommage, que ceci soit gâché ou violemment contrasté par le langage familier, voire vulgaire des personnages.

Comme je l’ai fait remarquer dans le premier volume, l’héroïne exprime ses sentiments au travers de ces nombreuses citations. Pourtant, l’œuvre gagnerait en émotion et se rendrait plus attachante, si on avait parfois les propres termes de Cléo pour exprimer ses sentiments et ce qu’elle pense.

L’atmosphère du roman est toujours aussi sombre et les évènements, qui s’y déroulent sont assez violents. Il est fait d’actions, de trahisons, de morts, de conflits, de batailles, d’amour impossible. Ce qui rend ce roman prenant, intrigant et nous donne envie de connaître la suite. Même si l’histoire et le dénouement sont assez prévisibles, l’auteur ne tombe pas dans les clichés, et réussit à nous captiver et nous porter jusqu’à la fin.

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