FranceBitume / Benjamin Rosenberg

FranceBitume / Benjamin Rosenberg

Quatrième de couverture : Une cité HLM en banlieue parisienne. Des jeunes traînent quotidiennement en bas des tours. Aziz, l’un d’eux, décide d’écrire un roman. Un roman parce qu’il veut fuir sa routine, et parce qu’il veut prouver qu’il est capable de produire, de créer, en dépit de son échec scolaire. Il fait voyager son lecteur à la fin des années 60. De la Normandie à Paris, des débats sur la société de consommation aux soirées dans des squats, Aziz s’interroge sur les Hommes et le sens de l’existence. L’auteur propose une fresque sur les enjeux, les forces et les limites du roman, et l’histoire de l’ascension sociale d’un jeune de cité. France Bitume s’attache à démystifier les clichés, et porte un regard à la fois grave et attachant sur la « France des banlieues ».

Avis : Bien que ce ne soit pas mon style de lecture habituel, je me suis dis que ce pourrait être intéressant de tenter quelque chose de différent. Il faut sortir des sentiers battus de temps en temps !

FranceBitume raconte l’histoire d’Aziz, âgé d’une vingtaine d’années, sans emploi, et qui passe son temps à trainer dans son quartier. Il décide un jour d’écrire un roman, d’abord pour impressionner Naëla, la fille dont il est amoureux, puis petit à petit, pour lui-même et pour fuir le morne quotidien de sa cité. Aziz nous retrace alors la vie de Jean-Marc, jeune trouvillais des années 70, à partir de sa rencontre avec Luna, une belle et riche aristocrate espagnole. Il nous relate comment il va gâcher sa vie à force d’oisiveté, de fêtes et d’alcool. Rassurez-vous, je ne brise pas le suspens, on le sait dès le début. On suit donc tantôt Aziz, et sa vie dans la cité, et tantôt Jean-Marc, dans sa lente déchéance.

Jean-Marc est clairement l’alter-ego d’Aziz, leurs histoires évoluent en parallèle : A. s’ennuie / J.M. s’ennuie, A. est amoureux / J.M. est amoureux, A. est déçu par l’objet de son affection / J.M. se met à traiter les femmes comme des s**. Aziz se serre de l’écriture à la fois comme d’un exutoire et comme d’une thérapie. À la fin de son roman, il se rend compte de ce qui l’attend s’il ne se décide pas à faire quelque chose de sa vie.

L’auteur met au service de son histoire un style « raconté » assez simple, qui permet de rentrer facilement dedans. Malheureusement, je dois reconnaître que je me suis assez ennuyée, au fil de ma lecture. De plus, je n’ai pas beaucoup aimé le personnage de Jean-Marc, que j’ai trouvé mou, quand il ne se conduisait pas comme un enfant capricieux, mal élevé et injurieux. J’ai également été choquée par l’attitude et la réaction d’Aziz face à la révélation du secret de Naëla. Son comportement m’a dégoutée et, c’est donc sans regret que j’ai tourné la dernière page de ce livre en pensant que ce genre de roman, n’est décidément pas fait pour moi.

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