La mission de l’ambassadeur / Trudi Canavan

La mission de l’ambassadeur / Trudi Canavan

Les chroniques du magicien noir, Tome 1

Résumé de l’éditeur : La Magicienne Noire Sonéa est confrontée à de sérieux ennuis. Tandis qu’elle ne peut rien pour porter secours à son unique fils en danger, elle doit aider son vieil ami Céry dont la famille vient d’être assassinée. Depuis trop longtemps, quelqu’un élimine les Voleurs en utilisant la magie. De deux choses l’une : ou un membre de la Guilde joue les justiciers, ou il y a une fois de plus un renégat en liberté dans les rues d’Imardin. Mais ce renégat-là maîtrise ses pouvoirs à la perfection et surtout, il est prêt à s’en servir pour tuer.

Avis : Lorsque je me suis plongée dans le premier tome de cette série, j’appréhendais de ne pas retrouver la magie et le plaisir éprouvés lors de la lecture de La trilogie du magicien noir, auquel fait suite La mission de l’ambassadeur. Mais en le lisant, j’ai été gagné par une certaine nostalgie face au style d’écriture de l’auteur, l’univers qu’elle avait créé et surtout, par les retrouvailles avec les personnages qu’on avait laissé. Ils ont vieilli, car 20 ans ont passé depuis l’attaque du Sachaka et la mort d’Akkarin, mais ils sont toujours d’attaque. On retrouve avec bonheur Sonéa, Céryl et Dannyl et on fait la connaissance de Lorkin, le fils de Sonéa et Akkarin.

Ces personnages sont sympathiques et touchants, mais ils ne sont pas suffisamment, à mon avis, assez piquants, marquants. Ils semblent sans personnalité, sans peps. Je m’attendais à retrouver la Sonéa de la première série : au caractère affirmé, courageuse, entêtée, volontaire, impulsive, mais j’ai trouvé une Sonéa plus posée, plus réfléchie. Ce qui peut se comprendre, puisqu’elle est devenue adulte et mère et soumise à de nouvelles responsabilités. Ce ressenti est d’autant plus important, parce qu’elle obéit au doigt et à l’œil à la Guilde et reste confinée dans l’enceinte de celle-ci ou au dispensaire, seul lieu où elle est autorisée à aller. On ne la reconnaît pas : pas de rébellion, pas un mot plus haut que l’autre. Elle essaie de ne pas faire de vagues.

Céryl a lui aussi pris « un coup de vieux ». Il n’est plus aussi vif et roublard qu’avant. Il semble même dépassé par les événements. Dannyl est, lui, toujours aussi affable, gentil, intelligent et amoureux de l’histoire de son pays et de celle du Sachaka. Mais il est loin d’être le personnage exubérant qui apporterait du dynamisme au roman. Quant à Lorkin, on retrouve un peu de la détermination et de l’impulsivité de Sonéa, mais on est loin d’avoir un rebelle. Même s’il se laisse guider par ses sentiments et son instinct, ses actions sont souvent réfléchies.

Néanmoins, même si Sonéa, Céryl, Dannyl et Lorkin, n’apportent pas autant de vitalité qu’on l’aurait espéré, l’auteur a réussi à dynamiser son récit par un rythme soutenu, en alternant les points de vue de ces quatre personnages principaux et en suivant leurs aventures. Le seul petit défaut de ce stratagème est le passage un peu abrupt, par un simple changement de paragraphe, entre chaque personnage. C’est un peu déroutant au début, mais ce rythme est très vite adopté et apprécié.

J’ai pris plaisir à lire ce tome, mais il manquait un petit quelque chose pour le rendre encore meilleur et l’apprécier à sa juste valeur. Je n’ai pas été envoutée, passionnée par l’histoire comme je l’espérais. Je m’attendais à être happée dès les premières lignes, mais je n’ai pas réussi à ressentir autant d’engouement que pour la lecture du dernier tome de la série La trilogie du magicien noir. Cependant, j’ai adoré retrouver l’ambiance et les personnages que j’avais laissé et la fin, en relançant l’histoire et l’intrigue, nous donne fortement envie de nous replonger dans cet univers avec La Renégate.

Le 3e tome de la série, The Traitor Queen, doit sortir dans le courant de l’année 2012 aux USA.

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