Hunger Games, Tome 1 / Suzanne Collins

Hunger Games, Tome 1 / Suzanne Collins

Quatrième de couverture : Les Hunger Games ont commencé. Le vainqueur deviendra riche et célèbre. Les autres mourront…
Dans un futur sombre, sur les ruines des Etats-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur. Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arène : survivre, à tout prix. Quand sa petite sœur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature…

Avis : L’histoire est très prenante et on suit avec appréhension le parcours de Katniss et Peeta au sein des Hunger Games. On stresse pour eux tout au long de ce jeu abominable où il faut survivre aux dépens des autres. L’auteur maintient parfaitement la tension tout au long de notre lecture et nous met sous pression au fur et à mesure de notre avancement. Ce qui n’est pas sans me rappeler l’œuvre de Stephen King, Marche ou crève, qui m’avait assez traumatisée lorsque je l’avais lu étant ado. L’histoire raconte, elle aussi, le sort de jeunes choisis pour participer à cette marche particulière où lorsque l’un d’eux s’arrête de marcher, il est tué. Le dernier survivant gagne. Mais le livre de Stephen King, et surtout la fin, était beaucoup plus travaillé au niveau psychologie pour agir au plus profondément de notre être, de notre conscience, afin de constater l’horreur de cette mascarade. Car au fil de lecture, tout comme dans Hunger Games, on voit des amitiés se nouer et se briser par la force du jeu, par la mort d’un des participants. Mais, Suzanne Collins ne joue pas exactement sur le même registre. Même si l’œuvre reste sombre, angoissante et morbide jusqu’à à la fin, le ton est plus léger si on peut dire. Je ne me suis pas sentie oppressée et meurtrie devant l’horreur des événements. Comprenez- moi bien, je ne veux pas dire que ce qui se passe dans les Hunger Games n’est pas horrible, mais j’ai trouvé le roman moins psychologique.

L’auteur a créé un monde où tout est contrôlé et surveillé, où toute prise de liberté est punissable et surtout interdite. Nos deux protagonistes, Peeta et Katniss, proviennent d’un district pauvre, où la vie est très dure et où la misère règne. Il faut se battre pour survivre jusqu’à frôler des interdits. On ne s’étonne pas alors du caractère de Katniss qui est une vraie battante, une survivante. Qui, pour nourrir sa famille, risque la peine de mort tous les jours. Très tôt, elle a enfermé ses sentiments et ses ressentiments, au plus profond d’elle. Elle s’est formé une carapace, afin de paraître la jeune fille modèle qui n’a pas de mauvaises pensées vis-à-vis du gouvernement en place. Elle se dévoue entièrement pour sa sœur. Elle voudrait lui épargner la misère et les problèmes qui les entourent. On comprend bien alors, son dévouement lors de la nomination de sa sœur Prim comme tribut pour les Hunger Games. Elle montre sa bonté de cœur, son courage, sa force de caractère. Au fil des jours qui passent dans l’arène des jeux, elle fait preuve d’un grand sang-froid, d’ingéniosité, de gentillesse en aidant une autre concurrente qui a l’âge sa sœur. Elle est très maligne et comprend vite le fonctionnement des jeux et ce qu’il faut faire pour gagner. C’est d’ailleurs ce tempérament là que je n’ai pas aimé chez elle et qui ne m’a pas permis de m’identifier et de prendre parti pour cette héroïne. Elle m’a semblé trop froide, trop calculatrice, trop prête à tout pour survivre, même aux dépens de Peeta, deuxième tribut du district douze auquel elle appartient.

J’étais beaucoup plus intéressée par le personnage de Peeta, même s’il est plus effacé et reste assez mystérieux car il est moins mis en avant par l’auteur, qui est plus centrée sur Katniss. Il est vraiment touchant pour les sentiments qu’il dit entretenir pour cette dernière depuis leur enfance et, pour tout ce qu’il entreprend pour elle sans qu’elle le sache. Ses intentions sont tortueuses et bien cachées car, comme l’héroïne, on ne sait ce qui est vrai dans ce qu’il dit ou ce qu’il fait. Même si petit à petit, nous nous faisons notre propre idée. Jouerait-il un jeu pour la déstabiliser, pour mieux gagner, ou serait-il tout simplement honnête et trop gentil, dans cette arène où il faut être le plus fort et le plus retorse pour gagner ?

La fin est triste et nous laisse voir qu’on ne peut pas jouer avec l’autorité en place, tout au moins se jouer d’eux, être plus fort et plus malin. Je suis très intéressée pour lire la suite, même si je suis sortie de ce premier tome avec un avis mitigé, en raison du caractère de l’héroïne. Il reste cependant captivant et se dévore jusqu’à la fin.

6 comments

  • Je comprends de quoi tu parles quand tu dis que Katniss n'est pas un personnage auquel on peut s'attacher. Elle est assez froide mais c'est plausible vu la vie qu'elle a eu. c'est sûr qu'à la fin du bouquin j'étais assez triste pour nos deux héros car leurs ennuis ne sont pas finis et surtout je ressens beaucoup d'empathie pour Peeta qui est surement amoureux de Katniss alors qu'elle… Je pense qu'elle a des sentiments mais il y a Gale… Bref, je viens de commencer le tome 2 et je vais sûrement en apprendre plus ^^
    Au plaisir de te lire 🙂

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  • J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre ! Surtout parce-que l'histoire était originale. Du coté du style, l'écriture est un peu simple, j'ai trouver qu'il manquait quelque chose. On peut sûrement attribuer cela au fait que ce soit un livre pour ado… Le concept du livre, des "Hunger Game" m'a vraiment plu. J'ai trouvé que cela faisait réfléchir au média, à la télé-réalité et à l'abrutissement qui en résulte. Le coté "triangle amoureux m'a un peu moins plus. Déjà, c'est vrai, Katniss n'est pas une héroine à laquelle on s'attache. Elle est égoïste et manipulatrice. Mon personnage préféré est Peeta, et c'est pour cela que j'aime ce livre. Malheureusement, Katniss ne voit pas ses qualités et passe son temps à le manipuler. Sérieusement, elle pouvait tuer toutes les personnes qu'elle voulait mais pas faire ça. Ça m'a paru difficile à lui pardonner. Mais bon, au fil du livre je m'y suis fait. J'ai lu la trilogie, et je dois dire que ce qui manquait à ce livre est ce qu'il manquait à l’héroïne : une part d'humanité. Car c'est vrai que la vie du monde de "Hunger Game" est dure, mais les gens reste avant tout des humains. Ils peuvent aimer et ressentir. Voilà pourquoi j'aime Peeta.

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    • C'est vrai que Peeta reste humain jusqu'au bout. Dès le début, il est prêt à se sacrifier pour Katniss. Il est touchant pour cela. J'ai moi aussi beaucoup aimé ce personnage, qui apporte bonté, douceur et gentillesse.

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