Fièvre rouge / Karen Marie Moning

Fièvre rouge / Karen Marie Moning

Les chroniques de MacKayla Lane, Tome 2

Quatrième de couverture : « Je suis une sidhe-seer, une humaine capable de voir les faës, ces effrayantes créatures d’un autre monde installées parmi nous depuis des millénaires et dissimulées sous des voiles d’illusion. Mon univers a commencé à se fendiller à la mort de ma sœur, et j’ai l’impression que, depuis, il n’en finit plus de s’effondrer. Je ne parle pas seulement de mon petit monde personnel: il s’agit aussi du vôtre. Les murs entre humains et faës sont en train de s’écrouler. Et je suis la seule à pouvoir nous sauver. « 

Avis : L’auteur, avec les chroniques de MacKayla Lane, nous fournit un monde riche de créatures, de mystères et de personnages hauts en couleur. Mais bizarrement, même si j’adore cette série et, que c’est avec grand plaisir que je la relis, j’ai trouvé ce tome assez ennuyeux. Ennui, que je ne me souviens pas avoir ressenti lors de ma première lecture. Pourtant, Karen Marie Moning réussit à chaque chapitre à relancer l’intrigue par un rebondissement, une action, un événement, la découverte de secrets,… et à nous faire tenir le livre entre les mains. Cependant, l’ouvrage est dans l’ensemble assez rempli de nombreuses descriptions et de longs questionnements de la part de l’héroïne. Elle fait une grande introspection, que ce soit sur ses erreurs, sur son passé de jeune insouciante et, sur son devenir. A début c’est assez peu gênant, mais malheureusement à la longue cela devient lessivant d’avoir tout ce blablas.

Mac est toujours aussi charmante par sa naïveté et sa volonté de faire confiance à tout le monde. Et son revirement est intéressant à suivre depuis qu’elle est arrivée en Irlande. Elle est passée de « Glam’ Mac » à « Primitive Mac ». Poussée dans ce changement par son mentor, Jéricho Barrons. D’ailleurs, leurs relations et, surtout leurs conversations silencieuses, qui s’expriment par leur regard, sont toujours un plaisir à lire. On ne peut que féliciter l’auteur de son ingéniosité, car c’est un vrai régal.

Toutefois, Barrons est moins présent dans ce tome, car ce dernier est davantage basée sur Mac et ses états d’âme. Du coup, ils ne se passent pas grand-chose de nouveau. Elle semble plus atteinte psychiquement et mentalement par la mort de sa sœur dans ce volume. Son apitoiement est compréhensible, mais il devient lassant à la fin du livre car c’est un sujet, qui revient sans cesse sur le devant de la scène. Et on la voudrait plus combattive, comme dans le premier tome car sa dépression est contagieuse. On la ressent et on la fuit.

J’ai eu une petite déception à la relecture de Fièvre Rouge, mais heureusement la fin relance le suspense et donne envie de se jeter sur la suite, de même que les nombreux secrets qui tournent autour de Barrons et sur les origines de Mac.

2 comments

  • J'avais aussi éprouvé un certain ennui avec les blablas et les états d'âme de Mac. Il y a une grosse première partie un peu longuette mais la fin est bien. En plus, j'aime l'univers créé par l'auteur.

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