Fièvre fatale / Karen Marie Moning

Fièvre fatale / Karen Marie Moning

Les chroniques de MacKayla Lane, Tome 4

Quatrième de couverture : « A la merci de mes ennemis, je lutte pour survivre, c’est-à-dire, en l’occurrence, pour ne pas tomber sous le charme fatal de celui que je me suis juré de tuer… Mais je sens que je perds la bataille, que les frontières entre notre monde et celui des Faës sont en train de céder. Je sens que j’entame le combat le plus difficile de ma vie. Je ne laisserai pas tomber. Je sais que j’ai des alliés, et, plus important, la mémoire de ma sœur assassinée à défendre. Saurai-je faire face à la vérité ? »

Avis : Après un troisième tome sombre et très pessimiste, ce volume se montre plus positif et laisse entrapercevoir un possible regain d’espoir. Les forces encore vivantes et, en place, s’arment, s’allient et forment des îlots de résistance contre les unseelies, qui se sont appropriés notre monde.

Mac, bien mise à mal dans le tome précédent, ne s’en sort que grâce à un « traitement intensif » de la part de Barrons. Pendant ses soins, cette dernière n’a pas conscience de ces agissements et Barrons se révèle, envers elle, des plus attentionnés. L’auteur nous laisse d’ailleurs, discerner le profond attachement qu’il lui porte. Malheureusement au « réveil » de Mac, il ne sera pas remercié à sa juste valeur pour ses efforts. Au contraire il sera repoussé et fui. Elle a pourtant conscience que leur relation a changé, qu’elle tient à lui, mais elle le maintient à distance. Elle veut revenir à leur ancien rapport de force, à une relation conflictuelle qu’elle connaît, qui lui permet, peut-être, de ne pas assumer ce qu’elle ressent. Elle le fuit peut-être aussi, car elle ne sait si elle peut lui faire entièrement confiance ou parce que, lui, de son côté, ne lui révèle rien de lui et de ses nombreux secrets. C’est peut-être cette part d’incertitude qui la rend méfiante. Surtout, si on se base sur la théorie que l’élément de base pour qu’un couple fonctionne, c’est la confiance que l’on a en l’autre !

Sur ces faits, à sa guérison, elle n’a qu’une hâte : partir loin de lui et reprendre le combat là où elle l’a laissé. Les événements qui se sont déroulés dans le troisième tome et son traitement, l’ont changé et renouvelé. Elle est plus performante, plus combattive que jamais et plus apte à utiliser ses pouvoirs sidhe-seers. Fière de ses bouleversements et poussée par son envie de vengeance, elle se sent prête à prendre la direction des sidhe-seers et à mettre Rowena sur le banc de touche. Elle lui en veut d’avoir laissé ses troupes passives, de les avoir mises en retrait du combat et de les avoir enfermées à l’abri dans l’abbaye pendant que l’humanité était mise en déroute. Elle devient vindicative suite aux méfaits qu’elle a subis et, en voulant trop en faire, elle se montre un peu prétentieuse à mon goût. Et cela, en répétant haut et fort qu’elle est la plus forte des sidhe-seers, que la lance lui revient donc de droit, qu’elle devrait donc commander les sidhe-seers et qu’elle trouve normal que V’lane et Barrons, soient à ses petits soins et qu’ils devraient en quelque sorte lui répondre au doigt et à l’œil.
Heureusement, elle est stoppée dans son élan et remise sur le droit chemin par les autres sidhe-seers et le Haut Seigneur. Ils lui rappellent, de manière tout à fait différente, bien sûr, que la priorité est ailleurs et, qu’il est urgent de reprendre sa quête du Sinsar Dubh afin de stopper l’invasion des unseelies et de les renvoyer dans leur prison.

Karen Marie Moning arrive une fois de plus, à nous plonger pleinement dans son univers, à nous captiver jusqu’à la dernière page et à nous laisser pantoise et frustrée au dernier mot lu de chaque tome. Elle réussit habilement, ici, à retourner une situation établie et à remettre en cause toutes les hypothèses que l’on avait établies et auxquelles on croyait. Elle réussit à amplifier les mystères, qui entourent les personnalités de Mac et Barrons. Tout est encore plus nébuleux qu’au début et cela en deux-trois phrases placées dans la conversation entre Ryodan et Mac. On repart avec encore plus d’incertitudes et de questions et, cette fin spectaculaire nous amène encore plus d’interrogations. Vivement le dernier tome de cette série tant attendu. J’espère y trouver les réponses aux nombreux secrets, que Karen Marie Moning a lancés. Un tome qui se lit et qui se relit avec beaucoup de plaisir et, qui se révèle toujours aussi captivant.

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