Madison Avery / Kim Harrison

Madison Avery / Kim Harrison

Quatrième de couverture : Madison s’est fait tuer la nuit de son bal de promo. Son meurtrier ? Un ange déchu. Par chance, Madison a réussi à lui voler son amulette qui lui permet d avoir une illusion de corps (le vrai a disparu et c’est un problème), et d avoir une vie normale… enfin, presque.Un ange a été envoyé en mission pour lui apprendre à se servir de son amulette. À son contact, Madison s’aperçoit que le destin lui en veut, et que le bien et le mal sont deux notions assez relatives quand les anges s’en emparent.

Avis : Je suis une fan de la série Rachel Morgan et j’ai également beaucoup aimé la série Vérité du même auteur. C’est pourquoi, j’ai voulu découvrir cette nouvelle série. Bien que je n’aie pas été accrochée plus que ça par le premier tome, j’ai quand même voulu donner une chance à la suite. Et malheureusement, j’avoue avoir lu en diagonale le troisième et dernier tome de la série.

Pourtant, le pitch de départ est assez original. Les anges se séparent en deux clans : lumière et ténèbres. N’entendez pas par là, une séparation entre le bien et le mal, car il s’agit en fait d’une différence d’opinion : ceux qui croient au libre arbitre et ceux qui croient au destin. Les deux « équipes » sont coachées par un gardien du temps qui leur octroie leurs missions, le tout sous l’œil des séraphins. Les anges des ténèbres, du destin donc, sont envoyés faucher les jeunes humains avant que leurs mauvaises actions ne détruisent leur âme. Ceux de la lumière sont sensés tenter de les en empêcher en leur attribuant un ange gardien.

Le premier tome se passe quelques mois après la mort de Madison, épisode raconté dans la nouvelle parue dans Nuits d’enfer au paradis. Et celle-ci manque énormément, même pour ceux qui l’avaient lue lors de sa sortie, comme moi. Ce 1er tome, présente surtout les personnages et le contexte. Les deux suivants, nous racontent les missions de Madison et comment elle va tenter de réformer le système.

Cette histoire de libre arbitre et de destin est intéressante mais manque de profondeur et de noirceur, selon moi. Car pour les partisans du destin il s’agit tout de même de tuer des jeunes gens qui n’ont pas atteint 20 ans. Mais, le tout est beaucoup trop lisse et je qualifierais cette histoire de « gentillette ».

Je n’ai pas réussi non plus, à m’attacher aux personnages et particulièrement à celui de l’héroïne. C’est une ado assez classique, en phase rebelle, qui fait le mur et porte des tenues extravagantes, et qui veut à tout prix se démarquer de ses camarades populaires pour qui seule l’apparence compte. Elle a tout pour être un personnage sympathique, mais malgré sa volonté et son empathie, je suis passée à coté de ce personnage. De plus, le fait qu’elle ait sans arrêt peur d’être « punie » parce qu’elle a du découcher ou sécher les cours afin de remplir sa mission, a un coté ridicule. Quant aux personnages secondaires, ils manquent de profondeur, alors qu’il aurait été intéressant de les exploiter un peu plus, Barnabas et Nakita en tête. Celui qui m’a le plus plu est celui de Calice, l’ange gardien. Elle est rigolote, a du caractère et chante tout le temps des petites comptines caustiques.

À l’image des couvertures, ce monde est beaucoup trop rose et je ne m’y suis pas retrouvée. Je reconnais qu’il a des qualités et je pense qu’il plaira à beaucoup. C’est bien écrit, rapide et facile à lire. La fin donne une sorte de conclusion. Mais je pense qu’il est plus adapté à un public adolescent. En ce qui me concerne, je suis complètement passé à coté et je n’ai pas été touchée par cette histoire.

Roman traduit par Arnaud Demaegd – Édité par Castelmore

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