Enfants de la conquête, Tome 1 / Célia S. Friedman

Enfants de la conquête, Tome 1 / Célia S. Friedman


Quatrième de couverture : Braxi et Azéa. Deux civilisations stellaires en guerre depuis toujours. Zatar et Anzha lyu. Deux adversaires exceptionnels. Lui : arrogant, dominateur, intrépide, la quintessence du Braxaná pur-sang. Elle : télépathe sauvage reniée par son peuple. Entre leurs mains : le sort des deux empires et de l’humanité dans les étoiles. Un space opera lyrique et poignant.

Avis : Voici bien longtemps que je n’avais pas lu de livre rattaché au genre SF. Et en le lisant, je n’ai pu m’empêcher de voir des similitudes avec Dune de F. Herbert, notamment pour la télépathie de l’héroïne ou encore pour l’antipathie et la confrontation de deux peuples ennemis. Ces rapprochements sont peut-être dû au fait que Dune reste encore pour moi, le livre de référence en SF et est certainement encore le livre que j’ai le plus aimé et qui m’a le plus marqué.

L’idée, loin d’être originale, est très bien mise en scène. L’auteur a pensé et réfléchi à tout. Elle crée des mondes riches de complexité, par des us et coutumes, par des systèmes de pensées, de comportements particuliers, le tout étoffé par des personnages haut en couleur.

J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages principaux, parce qu’ils sont tous les deux assez froid. L’un parce que c’est sa nature de braxin qui le pousse à l’être, l’autre parce que la mort de ses parents sous ses yeux l’a amené à se refermer.
Zatar, sous son masque de calculateur indifférent, se trouve être un homme intelligent, ingénieux, et peut-être sensible au vue des éléments déroulés dans les premiers chapitres du livre (à confirmer dans le 2e tome).
Anzha lyu est un personnage remarquable car elle s’en sort par sa seule volonté. Elle s’est formé une carapace suite au rejet de sa planète d’origine et aux personnes qui l’ont entouré durant sa jeunesse et sa formation. Par sa persévérance, son intelligence, sa télépathie et sa volonté de fer, elle arrive à dépasser toutes les mesquineries et atteint son rêve : se battre contre Braxi, trouver et se venger du meurtrier de ses parents.

Célia S. Friedman a consacré son premier tome a la mise en place du décor, à la description des coutumes Azéennes et Braxana, et à la présentation des personnages. Certains ne seront abordés que le temps d’un chapitre. On comprend alors, au fil de la lecture, que l’auteur ne pose, ici, que les bases et, que les personnages survolés dans ce premier tome auront certainement leur importance par la suite. Du coup, l’action peine à démarrer. Le rythme est lent sans être ennuyeux car l’histoire n’est pas basé sur les actions de nos protagonistes, mais davantage sur l’intrigue. Et cette dernière est parfaitement claire et suggérée à chaque passage portant sur les deux héros, Zatar et Anzha lyu.

Ce qui est dommage et regrettable dans ce livre c’est que tout se passe et démarre dans les 100 dernières pages et notamment la rencontre tant attendue de nos deux protagonistes. Les ¾ du roman consacrés aux personnages secondaires et à la présentation des mondes et des coutumes d’Azéa et de Braxi sont très bien faits. On ne s’ennuie pas un seul instant, mais on espérait plus d’action. On attendait avec impatience, et ce depuis le début, les retrouvailles de l’héroïne avec le meurtrier de ses parents. Mais tout se déroule trop vite et on aurait voulu que là aussi l’auteur détaille plus, prenne plus de temps à décrire ce moment.

En résumé, voici un livre où l’auteur réussit parfaitement à faire régner une atmosphère de complot, de machination et de trahison. Malgré les qualités indéniables du roman, en finissant sans suspens, sans l’envie insoutenable de lire la suite, il nous laisse un goût amer de déception. Ce qui est vraiment dommage car l’ensemble est riche et offre un potentiel plus que probant.

J’ai bien aimé ce premier tome et je lirais certainement la suite en raison de ses qualités évidentes.

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