Allumer le chat / Barbara Constantine

Allumer le chat / Barbara Constantine


Quatrième de couverture : Bastos, le chat philosophe et pédant, parvient à échapper au fusil de Raymond. N’empêche qu’il le nargue ce chat ! Et il faut encore s’occuper du môme, un peu nul en foot, qui n’a rien trouvé de mieux que de choper de l’eczéma sur le visage… Sans compter son imbécile de père qui se fait encastrer par un cerf de deux cents kilos. Il y a franchement de quoi devenir allumé dans cette famille !

Avis : J’ai été un peu déçue en finissant ce livre, surtout en le comparant aux deux suivants que l’auteur a écrit : À Mélie, sans mélo (son 2nd roman) et Tom, petit Tom, tout petit homme Tom (son 3e). Ce n’est pas qu’il n’est pas bien, mais les personnages sont peut-être un peu moins attachants, plus sombres. Nous retrouvons le même style d’écriture que pour ces deux autres romans : des chapitres courts, des sujets graves abordés en finesse, des secrets familiaux, des grands-parents attachants, des enfants émouvants, de l’amour et, surtout un chat.

Mais ce qui faisait la qualité et, du coup mon engouement, pour ces deux derniers livres, n’est pas présent ici ou plutôt n’est pas assez ou bien exploité. On sourit, mais les sujets abordés sont plus sérieux, plus graves, plus durs et, parfois les répliques sont à la limite de la vulgarité. On voit les défauts du premier roman : trop de personnages et certains se révèlent peu intéressants à suivre. En plus, l’auteur nous perd, puisqu’avec son style d’écriture, de courts chapitres de 2 ou3 pages, on passe d’un personnage à l’autre et j’ai eu du mal à me rappeler qui ils étaient. L’ensemble donne un effet décousu et j’ai eu l’impression que Barbara Constantine voulait trop en dire et abordait trop de thèmes. Du coup, ressortent pêle-mêle de nombreux sujets tels que l’homosexualité, l’alcoolisme, les enfants de la DDAS, la maltraitance et le rejet des enfants par leurs parents, l’infidélité, la torture,… Certaines scènes m’ont choquée et dégoutée, comme le suicide de Robert ou encore la réaction de la famille et des proches de Martial à sa mort. D’autres m’ont laissé sceptiques et n’étaient pas crédibles, à l’exemple des retrouvailles familiales d’Edith.

Toutefois et heureusement, on retrouve par moment la qualité des livres suivants notamment avec les scènes entre Rémi et ses grands-parents. C’est mignon tout plein. Même si cela n’est pas aussi bien exploité que dans ces derniers romans, l’auteur nous apporte au travers de cette noirceur des touches de joie de vivre. Je suis peut-être une petite nature, très fleur bleue, qui aime bien voir la vie en rose et la ressentir au travers de mes lectures, mais c’est ce que j’aime chez Barbara Constantine.

Je suis donc très contente de me dire que ce livre est le premier qu’elle a écrit et pense et espère que son futur roman suivra la tendance de ces deux dernières œuvres : des bijoux de lecture, des moments de tendresse et de pur bonheur. Et dans ce monde de brutes, cela fait du bien de temps en temps d’en lire et de les savourer !

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