Traquée / Cassandra O’Donnell

Traquée / Cassandra O’Donnell



Rebecca Kean, Tome 1

Résumé : Rebecca Kean, est une sorcière de guerre, une Vikaris, l’un des clans les plus redoutés et les plus cruels. Elle a fui la France et les siens pour avoir transgressé leurs lois et depuis 10 ans elle se cache de ville en ville avec sa fille. Elle finit par se laisser convaincre par sa meilleure amie Beth, une louve-garou, de s’installer dans la petite ville de Burlington, un paisible trou perdu de Nouvelle-Angleterre. Croit-elle. Mais c’est également le chef-lieu du Directum, une coalition des représentants de chaque espèce surnaturelle – vampire, loup-garou, démon, chaman, muteur et potioneuse – chargé de faire régner la paix sur le territoire. Quand Raphaël, le puissant et charismatique chef des vampires découvre son existence, il convainc le Directum de faire appel à elle pour résoudre la série d’enlèvements qui bouleverse leur communauté. Car le souvenir de la guerre est encore proche et la confiance est difficile. Ils ont besoin de quelqu’un de neutre et de très puissant pour résoudre cette affaire délicate, même si Rebecca, elle, aurait préféré se faire oublier…

Avis : Disons-le tout de suite, j’ai adoré ! Un vrai coup de cœur. C’est le livre qui m’a le plus emballé depuis ce début d’année. Tout y est réussi : le style est fluide, l’histoire prenante, les personnages ne vous laissent pas indifférents, que vous les aimiez ou non. Généralement, les premiers tomes d’une série sont sympathiques mais ce n’est pas encore ça, la mise en place est longue et on entend souvent parler de « l’effet premier tome ». Dans Traquée, pas question de ça, au contraire, ça cartonne dès le début et la fameuse mise en place n’en n’est pas bâclée pour autant. L’auteure a su trouver le bon dosage entre actions, révélations et explications.
Rebecca est, je crois, l’une des héroïnes les plus sombres que j’ai vu. Elle n’a pas froid aux yeux et le meurtre et le torture ne l’empêcheront pas de dormir, même quand il s’agit d’humains, chose rare. Ce n’est pas quelqu’un de cruel, mais c’est un soldat avant tout. C’est un personnage fort et attachant, qui en plus est fan de série TV, j’adore ! Mais c’est également une mère. La présence d’enfant est plutôt rare dans ce genre de littérature et le personnage de Leonora, est très agréable et donne une bouffée de fraicheur à l’ensemble. Et sa nature de métisse promet de belles scènes à l’avenir.
En ce qui concerne les personnages masculins, ils sont bien sûr tous sexy en diable, comme il se doit, avec tablettes de chocolat, sourire ravageur et arrogance de rigueur. Personnellement, même si ce n’est pas l’un des personnages principaux, j’ai eu un petit coup de cœur pour Bruce « Tony Micelli » comme le surnomme Rebecca.
Bien que je n’aime pas en général, faire de parallèle entre les personnages, Raphaël n’est pas sans rappeler un certain maitre de la ville, avec ses cheveux longs, ses pantalons moulants et sa beauté ensorcelante, mais surtout la manière dont il surnomme Rebecca « ma douce ». Mais je vous rassure, il est loin d’en être une pâle copie. Raphaël remplit très bien son rôle de vampire sombre et puissant. Dès le début, il s’intéresse à Rebecca et la relation qu’ils vont nouer ensemble, pleine de tension, est de celle qui vont faire les grandes histoires d’amour.
Au début, la seule chose qui me chagrinait dans l’histoire était la rapidité des sentiments entre ces deux-là – je ne suis pas une adepte du coup de foudre – mais, l’auteure est décidément géniale, car même à cela il y a une explication !

Même si beaucoup de révélations sont faites durant ce premier tome, il reste encore bien des mystères, notamment sur la nature et les pouvoirs de notre héroïne. Et la fin laisse présager une nouvelle aventure mouvementée. Quand on tourne la dernière page de Traquée, on a plus qu’une idée en tête : la suite, la suite, la suite !!! Qui arrivera heureusement le 15 juin. Ouf !

« Elle est mortelle mais elle n’a ni cœur ni âme.
Elle inflige la souffrance et invoque une justice ignorée.

Elle est le glaive et la main qui la guide s’appelle vengeance.
Ne la croise pas sur ton chemin car cruauté est son nom et ton sang est son emblème. »
Poème sur les Vikaris

2 comments

  • Je suis ravie d'avoir lu ta chronique (il y a quelques temps déjà) et d'avoir cédé à la tentation : je suis aussi emballée que toi!!
    J'ai aussi tiqué sur le "ma douce" qui faisait un peu penser à "ma petite", mais bon, je trouve qu'entre Rebecca et Anita, il n'y a pas photo, c'est sans conteste Rebecca qui a ma préférence!

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