Le vol du corbeau / Jean-Pierre Gibrat

Quatrième de couverture : « C’est ma première nuit en prison. Et j’en suis à espérer qu’il y en ait d’autres. Si j’avais été piquée par les Boches, je serais peut-être déjà morte. J’ai quand même eu de la veine d’être arrêtée par la police française ! Ça me laisse une petite chance… Une toute petite chance ! »

Avis : Dans un Paris occupé, l’histoire commence le jour du débarquement.
Dénoncée par la lettre anonyme d’un corbeau pour marché noir, Jeanne vient d’être arrêtée par la police française. Sauf que Jeanne, communiste, donne plutôt dans la résistance et qu’au lieu d’oranges, ce sont des armes qui sont découvertes sous son lit. Lors d’une alerte, elle réussit à s’évader avec l’aide de François, un autre prisonnier. C’est alors la rencontre de 2 êtres que tout sépare : Jeanne est pleine de grands idéaux, François est hâbleur, cynique et… voleur.

Jeanne entraine François dans sa quête afin de retrouver sa sœur Cécile, l’héroïne du Sursis. Ils trouvent refuge sur la péniche transformée en bunker, de René et Huguette, des amis de François. C’est grâce à ce couple, attaché l’un à l’autre mais qui passe leur temps à se disputer, que l’auteur introduit une touche d’humour.
Deux questions planent tout au long de l’histoire. Qui a dénoncé Jeanne et pourquoi François l’aide-t-il ? D’autant qu’il avait commencé par l’abandonner sur les toits de Paris avant de revenir brusquement sur ses pas après avoir vu le contenu de son portefeuille… Eh, bien oui, un voleur reste un voleur ^^

Le scénario, sans être très original, est très bien construit et met en scène des personnages attachants. La première partie manque de tension, mais cela s’améliore à mesure que l’histoire s’accélère et nous révèle quelques jolis moments d’émotion. A noter, qu’au contraire du Sursis, la fin laisse planer l’espoir.

Les dessins sont très beau, soignés, avec des couleurs chaudes et la couverture est magnifique. D’ailleurs, une mention spéciale à la présence d’esquisses et de croquis à la fin de l’ouvrage.

« Il vaut mieux essayer de faire le mal, mais à petite échelle, en bon artisan consciencieux… Ça fait beaucoup moins de dégâts que de vouloir faire le bien à tout prix ! » François

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