La cité des eaux / Amanda Downum

La cité des eaux / Amanda Downum

Chroniques d’Isyllt aux morts, Tome 1

Quatrième de couverture : Port foisonnant, jungle urbaine aux senteurs exotiques, refuge des exilés et repaire des contrebandiers, Symir abrite aussi de violents révolutionnaires, déterminés à renverser le gouvernement impérial corrompu. Pour Isyllt Iskaldur, espionne et nécromancienne, cette révolution est une chance de prouver qu’elle mérite sa couronne au sein de son clan. Pour cela, elle doit aider à faire tomber les palais de Symir. Mais dans cette cité trempée par la mousson, les eaux montent, les monstres des canaux se réveillent… et Isyllt devra bientôt choisir entre sa mission et la vie d’un homme qui a pourtant juré sa perte.

Avis : Un roman prenant, où l’auteur, dés le début, arrive facilement à nous faire percevoir le monde riche et foisonnant de végétation qu’elle a crée. Par les descriptions qu’elle en fait on a l’impression de ressentir la chaleur et l’humidité de la Cité de Symir, ce monde riche et dangereux où règnent complots et conflits. Malheureusement on finit aussi par se sentir écrasé, étouffé dans cet univers luxuriant et, pas seulement par lui, mais aussi en raison du nombre important de protagonistes. Cette richesse du décor et des personnages, m’a donné du mal à entrer facilement dans l’histoire et à m’y retrouver. Je vous déconseille fortement d’ailleurs de quitter le livre des mains pendant les 75 premières pages car sinon on se sent perdue. Du coup, on n’arrête pas de revenir en arrière pour savoir qui est qui.

Ce que l’on peut reprocher également à l’auteur, c’est que l’on a du mal à s’identifier aux héroïnes. On suit tour à tour trois personnages féminins dans leurs combats, leurs points de vue, leurs aventures. L’auteur les met en avant, tout en les mettant à rude épreuve et en leur faisant faire de nombreux sacrifices. Elle est loin d’être tendre avec ses héroïnes.

Certains personnages étaient moins passionnants que d’autres et j’avais du mal à lire du coup les chapitres qui les concernaient, notamment ceux de Xina. On la sent manipulée, revancharde, et tout du long elle est effacée, rattrapée par son passé. Elle n’arrive pas à s’affirmer, à montrer sa force, sa volonté de vivre, son courage. Qualités que l’on sait pourtant présentes chez elle, mais que l’auteur n’exploite pas. Zihrin, quant à elle, est présentée comme une jeune fille frêle, faible et naïve et qui ne se révèle qu’à la fin beaucoup plus forte et puissante qu’on ne le pensait. Le personnage d’Isyllt est censé être l’héroïne principale. C’est d’ailleurs le personnage le plus intéressant, notamment par sa mission d’investigation, mais elle est délaissée par l’auteur. Elle ne la rend pas assez importante, ne l’étoffe pas assez, ne décrit pas suffisamment ses sentiments. Sa force et sa puissance semblent inexploitées.

Cette inexploitation des personnages, notamment ceux d’Asheris et d’Isyllt, est peut-être volontaire. L’auteur pose les bases dans ce premier tome. Mais j’ai eu l’impression que cet ouvrage pouvait se suffire à lui-même. L’intrigue se termine dans ce tome et n’est pas relancée à la fin de l’ouvrage. Et même, le dénouement de l’histoire se fait avant la fin physique de l’ouvrage. Du coup, sans intrigue, sans suspens j’ai eu du mal à finir les derniers chapitres du roman.

En résumé, c’est un livre lent et complexe au démarrage et très ennuyeux à la fin, mais lorsque l’auteur met en place l’action, on sent un grand potentiel : l’écriture est fluide et elle réussit parfaitement à nous immerger dans ce monde foisonnant où règne magie, esprits et fantômes.

La série comporte à ce jour 3 tomes dont le dernier sort en mars 2012 aux USA. Pas de date prévue pour l’instant pour la sortie du tome 2 en France.

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