Ayesha / Ange

Ayesha / Ange

Quatrième de couverture : Dans les royaumes orientaux de Tanjor, le Peuple turquoise est en esclavage depuis des millénaires. Mais il chérit une légende qui lui donnera un jour le courage de se révolter : la légende d’Ayesha, la déesse qui commandera aux étoiles et rendra la liberté à ses enfants condamnés. La jeune reine Marikani n’est pas insensible à leur sort, mais elle a d’autres soucis. De retour d’exil, elle espère rallier la cité d’Harabec et reprendre le trône dont on la écartée. Malgré tout son orgueil, elle aura bien besoin de l’aide d’Arekh, un galérien cynique et brutal dont elle a sauvé la vie. Ils n’ont rien en commun. Leur rencontre va pourtant changer le destin de toute une civilisation, bien au-delà de tout ce qu’ils pouvaient imaginer. Ceci est l’histoire d’une femme indomptable, de ceux qui l’ont aimée et de ceux qui l’ont trahie. C’est l’histoire d’une révolution.

Avis : Il y a des millénaires, tout un peuple aux cheveux clairs et aux yeux bleus arriva sur les terres des Royaumes, de par-delà les océans. Alors qu’un concile s’était réuni pour trouver une solution à leur présence, le Haut Prêtre, en contemplant le ciel, avait eu une révélation. Il avait vu dans la constellation de la Roue les lignes de la Rune de la Captivité. Au centre se trouvait une étoile turquoise et il comprit que celle-ci symbolisait le nouveau peuple. Les Dieux leur offraient le peuple turquoise en esclavage…
C’est dans ce contexte que l’histoire débute et le ton est donné dès le début. Marikani, reine d’Harabec, plonge dans l’océan armée d’un couteau d’apparat, pour tenter de sauver des galériens attachés à leur banc alors que le bateau coule.
C’est le commencement d’une suite d’aventures faite de dangers, de cruauté et de courage.
Les deux personnages principaux sont des héros atypiques. J’ai eu beaucoup de mal à m’y attacher. Arekh est au début carrément antipathique. Criminel sans scrupules plein de préjugés, il est près à abandonner celle qui l’a sauvé à la première occasion. Marikani, n’est pas non plus mon personnage préféré. Malgré ses bons sentiments et ses idéaux, elle a mit plus de vingt ans à se sentir concernée par le sort du peuple turquoise. On peut comprendre qu’elle n’ait pas pensé pouvoir les libérer, mais elle n’a rien fait non plus pour améliorer leurs conditions de vies, au moins sur son territoire alors qu’elle était reine.
Malgré cela, on suit leurs histoires avec intérêt car ce sont des personnages extrêmement bien construits, très développés et qui ne cessent d’évoluer au fil du récit. Ici, point de héros au cœur pur et sans reproches mais des êtres humains avec leur passé, leurs forces et leurs faiblesses, leurs peurs et leurs doutes.
De fuite éperdue en jeu de cours, d’intrigues politiques en guerre de religions, Ange crée un monde intense, fort et sanglant.
La fin est très bien trouvée, en parfaite cohérence avec l’esprit du livre.
Ayesha est une histoire qui nous parle du fanatisme auquel peut mener la religion, de l’esclavage et de la séparation raciale, du poids de l’éducation sur la foi, mais s’interroge également sur le jeu du destin et celui du hasard et sur ce qui construit les légendes.

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